Cameroun: le pouvoir furieux après un quatrième soldat égorgé

Yao Hervé Kingbêwé
publié le 11 novembre 2017

Le gouvernement camerounais a dénoncé une escalade terroriste après la mort d’un quatrième soldat retrouvé égorgé au petit matin du vendredi 10 novembre dans les régions sécessionnistes.

paul-biya Paul Biya, le président camérounais

Le bilan macabre du bras de fer entre le gouvernement du président Paul Biya et les sécessionnistes anglophones vient de s’alourdir, et ce, pour  l’armée camerounaise. Après l’assassinat en début de semaine de trois gendarmes dans les régions anglophones sécessionnistes du Cameroun, un quatrième homme vient de tomber. Soldat de 2ème classe du 22ème bataillon d’infanterie motorisée, la nouvelle victime de la crise de sécession a été retrouvée égorgée au petit matin de ce vendredi dans la dans la localité d’Akwen, dans la région du Sud-Ouest.

Le gouvernement furieux 

Le responsable de ces crimes est tout désigné pour le gouvernement, très remonté. Lors d’une conférence de presse vendredi, le ministre de la communication, Issa Tchiroma Bakary a dénoncé une « escalade terroriste » et a pointé doigt accusateur vers les sécessionnistes anglophones. Mieux, le ministre estime que ce nouveau crime d’agents de sécurité est une déclaration de « guerre à la République ». « Car, a-t-il expliqué, dès lors que l’on s’attaque de la sorte aux institutions chargées d’assurer la protection de la population, dès lors qu’on donne délibérément la mort à ceux-là même qui, placés dans une simple posture de veille, garantissent la bonne marche et la vie paisible de la nation, on s’attaque aux fondamentaux de cette nation ». Le ministre Bakary qui prend la communauté nationale et internationale à témoin, ces crimes ne resteront pas impunis.

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