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Cancer et maladies cardiaques : détrompez-vous à propos de la vitamine D et l’Oméga-3

Lyse Akpo (Stag.)
publié le 13 novembre 2018

Présentée au Congrès Américain de Cardiologie, une étude menée par le  « Department of Medicine, Brigham and Women’s Hospital », prouve que l’alimentation quotidienne  en oméga-3 et vitamine D ne lutte pas contre les risques de cancer et de maladies cardiaques. Cette étude a été faite sur des hommes âgés de 50 ans ou plus et de femmes âgées de 55 ans vivant aux États-Unis.

complement-alimentaire-cancer Les compléments alimentaires

Contenues souvent dans le saumon, le thon et certains autres poissons, les huiles de poisson encore appelées oméga-3 peuvent réduire les inflammations et ont également un effet bénéfique sur la mémoire. Curieux de savoir si la forte consommation en acides gras n-3 et en vitamine D pourrait conduire à la réduction des risques de cancers ou de maladies cardiaques, certains scientifiques se sont penchés sur la question.

Un essai contrôlé a donc été mené en deux volets par le  « Department of Medicine, Brigham and Women’s Hospital » sous la direction de Joann E. Manson.  Sur une période de cinq ans, les scientifiques ont réalisé des tests sur « 25 871 participants, dont 5 106 Noirs, ont été répartis au hasard ». Au niveau du premier volet, les participants ont été soumis à une consommation en vitamine D3 (à une dose de 2 000 unités internationales par jour) et au niveau du second volet à une alimentation en acides gras n-3 marins (à une dose de 1 g par jour).

Cette étude indépendante a permis de voir si cette supplémentation quotidienne en oméga-3  et en vitamine D3 permettrait « la prévention primaire des maladies cardiovasculaires et du cancer chez des hommes âgés de 50 ans ou plus et de femmes âgées de 55 ans vivant aux États-Unis ». 

Au bout de cinq ans d’étude, les « chercheurs en déduisent donc que la supplémentation en acides gras n-3 n'a pas entraîné de réduction de la fréquence des événements cardiovasculaires majeurs ou des cancers ». Selon le professeur Manson, « les oméga-3 en excès peuvent même être délétères chez certains malades ».

Par contre Le second volet de l’étude prouve selon le directeur de l’étude que « la teneur en vitamines D3 exerce une pression négative constante sur la prolifération cellulaire in vitro, ce qui pourrait se traduire par un potentiel d'efficacité anticancéreuse in vivo."


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