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Bénin-Dépistage du Sida : opération de persuasion à la Fonction publique

Yao Hervé Kingbêwé
publié le 7 décembre 2018

Le personnel du ministère de la Fonction publique a célébré mardi 4 décembre, en différé, la 30ème journée mondiale de lutte contre le Sida. A l’occasion, le personnel a été sensibilisé sur le dépistage, seul moyen de connaître son statut sérologique.

ministere-fonction-publique Le directeur adjoint de cabinet du ministère entouré des collaborateurs

La journée mondiale de lutte contre le Sida célébrée chaque 1er décembre n’est pas passée inaperçue au ministère du Travail et de la Fonction publique. Mardi 4 décembre, le personnel de ce ministère a célébré en différé la 30ème journée mondiale de lutte contre le Sida. Le thème de cette édition est : « connais ton statut ». Deux objectifs sont visés par cette célébration : encourager vivement chacun à connaître, par le dépistage, son statut vis-à-vis du VIH et accéder aux services de prévention, de traitement et de soins, et demander instamment aux responsables politiques de promouvoir un programme de « santé pour tous » pour le VIH et les services connexes, comme ceux pour la tuberculose, l’hépatite et les maladies non transmissibles. 

 A l’occasion, le directeur adjoint de cabinet du ministère, Eusèbe Agoua, est revenu sur l’expansion de cette pandémie au Bénin. « De 0,36 en 1990, la séroprévalence est passée à 4,1% en 2001 au niveau des sites sentinelles », a indiqué le DAC soulignant que depuis 2006 la prévalence du VIH s’est stabilité autour de 1,2%. Evoquant toujours les statistiques, le directeur adjoint de cabinet du ministère de la Fonction a fait savoir que « parmi les personnes vivant avec le VIH au Bénin, 84% sont âgées de 15 à 49 ans, tranche d’âge correspondant presque à la population active ».

Un paramètre qui, a souligné le DAC, suffit à lui tout pour démontrer que l’épidémie est liée au monde du travail au Bénin. Raison pour laquelle, a fait savoir l’autorité, le Gouvernement béninois avec l’aide de ses partenaires s’est inscrit dans la logique de l’ONUSIDA qui veut qu’à l’horizon 2020, 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, 90% de toutes personnes diagnostiquées séropositives recevront un traitement antirétroviral continu et 90% de toutes les personnes sous traitement antirétroviral bénéficieront d’une suppression virale.

 Dans ce sens, M. Agoua a insisté sur la nécessité de multiplier les occasions de dépistage confidentiel et même gratuit du VIH. Soulignant que le dépistage est le seul moyen pour connaître son statut, le DAC du ministère de la Fonction publique a fait savoir qu’il est possible de prévenir environ 1,5 millions d’infections par an d’ici à 2020 et atteindre les objectifs accélérés si les services de prévention et de dépistage pour le VIH parviennent à améliorer et garantir une bonne observance du traitement ainsi que des soins de haute qualité pour tous.

A ce jour, il n’y a pas encore de vaccin contre le VIH mais il y a de nombreuses méthodes pour éviter de le transmettre ou de le contracter. Le DAC a également rappelé qu’on ne guérit pas du VIH mais que grâce à des soins et à un traitement adéquat, la plupart des personnes vivant avec le VIH peuvent éviter le Sida, rester en bonne santé et vivre longtemps. Et c’est pourquoi, le DAC a invité à une prise de conscience.


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