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Lutte contre la malnutrition en Afrique : les parlementaires de la CEDEAO mis à contribution

Gildas Salomon
publié le 21 décembre 2018

Sous l’initiative de "Action contre la faim" et de plusieurs organisations de santé, les acteurs œuvrant contre la malnutrition en Afrique de l'ouest, au Tchad et en Mauritanie se sont retrouvés mercredi 19 décembre 2018 à Cotonou. Au cœur de cette rencontre d’échange, l’implication des parlementaires dans le suivi des engagements en faveur de la nutrition et la capture du dividende démographique.

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Pour contrer la malnutrition et capturer le dividende démographique, les regards sont tournés vers les parlementaires. Au cours d’un dîner organisé le mercredi 19 décembre 2018, le rôle des parlementaires dans le suivi des engagements de nutrition pour une meilleure capture du dividende démographique était en débat. Cette rencontre tenue en marge de la réunion de mise en place du comité inter parlementaire a réuni les représentants des ministères sectoriels, des ministères centraux, des parlementaires des organisations régionales, les partenaires techniques et financiers et la société civile.

Pour Ramata Almamy Mbaye, Conseillère Régionale Plaidoyer de  l’organisation Action pour la faim, ce creuset «  est un moment privilégié de partage de connaissances et d’expériences entre parties prenantes de la lutte contre la malnutrition en Afrique, particulièrement dans les régions de la CEDEAO, de la Mauritanie et du Tchad. » À l’entendre des engagements ont été pris il y a plus d’une décennie dont la déclaration d’Abuja en 2001, mais il n’en ait rien. Ce qu’il a lieu de faire selon la représentante Action contre la Faim, c’est de mettre à contribution les parlementaires pour un suivi des engagements de nutrition pour une meilleure capture du dividende démographique.

Pour Césaire Ahanhanzo-Glèlè, coordonnateur de l’unité de gestion des projets de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé, le choix porté sur les parlementaires n’est pas anodin. « Si on veut toucher les populations, c’est à eux qu’il faut en parler. Ce sont eux qui contrôlent l’action gouvernementale et peuvent rappeler au gouvernement leur engagement. Nous nous devons alors de leurs donner l’information nécessaire pour travailler avec le gouvernement » a-t-il  indiqué.

ramata-almamy-mbaye Ramata Almamy Mbaye
 

Le président du réseau parlementaire d’Afrique de l’Ouest du Centre pour la sécurité nutritionnelle, Dissan Bouraima Gnoumou reconnaît pour sa part la mission assignée aux parlementaires. Il prévoit déjà dans l’immédiat mettre en œuvre des actions pour le respect des engagements. « Nous allons sensibiliser nos collègues sur le régional pour que tout le monde soit au même niveau d’information afin de facilité le plaidoyer qu’est le financement domestique de la nutrition pour qu’à terme le dividende démographique soit capturé »  a-t-il rassuré. À ce sujet, Ramata Almamy Mbaye  a  proposé que l’équivoque soit levée autour de ce concept.  « Nous parlons de dividende démographique, mais le dividende démographique n’est pas seulement subordonné aux taux de natalité, il exige également des politiques sociales et économiques, notamment des investissements dans le capital humain, y compris dans l’éducation, la santé publique, la protection sociale » a-t-elle conclure.


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