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Bénin-Santé : 06 défaillances relevées dans les hôpitaux publics et privés

Olivier Ribouis
publié le 2 décembre 2019

A nouveau face à la presse, la commission chargée du contrôle des structures de prestations des soins médicaux que dirige le professeur Blaise Ayivi a fait le point de six défaillances relevées lors des contrôles effectués dans les formations sanitaires du Bénin depuis son installation le 10 octobre 2018.

blaise-ayivi-benin-controle-hopitaux-public-prive Le professeur Blaise Ayivi (a.m.) et ses collaborateurs

« 1233 contrôles en deux ou trois passages dans les formations sanitaires publiques et privées des 12 départements » du Bénin avec « 24 cas de saisine » réalisés en une année.  La commission chargée du contrôle des structures de prestations de soins médicaux n’a pas du tout chômé depuis son installation en octobre 2018. Vendredi 29 novembre, Prof. Blaise Ayivi, coordonnateur de cette commission a présenté à la presse le rapport d’une année d’exercice.

Le travail effectué par la commission se résume en deux phases. « Nous avons contrôlé dans un premier temps les formations sanitaires pour établir l’état des lieux aux manquements du respect des normes sanitaires puis dans un second temps en immersion pour l’accompagnement des agents de santé » a déclaré le coordonnateur cité par le quotidien l’Evènement précis. Dans le rapport présenté aux médias, six principaux écarts ont été relevés dans le fonctionnement des formations sanitaires au Bénin.

Les six principaux écarts

  1. L’hygiène déficiente des locaux, des cours et des dépendances dans la plupart des formations sanitaires publiques en comparaison aux formations sanitaires privées ;

  2. L’organisation inadéquate des ressources humaines ; des gardes de 24 à 48 heures avec des repos compensatoires de 48 à 72 heures sont effectuées alors que l’effectif du personnel qualifié ne permet pas d’assurer tous les jours et dans toutes les formations sanitaires la disponibilité du service 24/24 heures ;

  3. L’insuffisance de pertinence du diagnostic et l’inadéquation du traitement, notamment par les infirmiers et par des aides-soignants ;

  4. Le rançonnement des pauvres malades dans le désarroi, la vente illicite de médicaments, le vol et le détournement des recettes ;

  5. Le non-respect par les formations sanitaires privées du contenu des cahiers de charges pour lesquels les autorisations leur ont été octroyées ;

  6. L’exercice illégal de la médecine et la formation illégale des aides-soignants et des auxiliaires de santé dans plusieurs cabinets de soins infirmiers.

En août rapporte Banouto, dans un rapport d’étape, la commission avait signalé des « irrégularités et des déviances persistantes » dans 111 formations sanitaires publiques et privées visitées entre le 17 juin et le 30 août.


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