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Elevage de lapin au Bénin : un virus dangereux oppose des cuniculteurs au MAEP

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De retour au Bénin depuis 2015 et actuellement actifs avec des foyers dans certaines villes du Bénin, la maladie hémorragique virale du lapin (VHD) oppose les cuniculteurs et la Direction de l’élevage qui propose une vaccination.

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Une menace sur la cuniculture au Bénin. La maladie hémorragique virale du lapin (VHD) s’invite dans les cheptels et menace de décimer les animaux. Le tueur des léporidés encore appelé "Ébola des lapins" sévit et face à sa réapparition les cuniculteurs et la Direction de l’élevage peinent à accorder leurs violons pour le combattre.

Lancée fin août, la campagne de vaccination que propose la Direction de l’élevage ne rencontre pas l’assentiment des cuniculteurs. Ils dénoncent l’inefficacité du vaccin qui leur a été proposé en 2019 contre le même virus qui avaient causé beaucoup de pertes dans leurs cheptels, un coût élevé des doses et une absence de consensus sur l’approche de solution.

Invité sur la télévision Golfe Tv, Yao le directeur de l’élevage a apporté son éclairage sur la situation qui prévaut.  La crise sanitaire du VHD en cours dans la filière est sérieuse et nécessite une action urgente pour éviter de grosses pertes aux éleveurs. A propos de l’inefficacité du vaccin dont parlent les cuniculteurs, le Directeur souligne un amalgame. Les vaccins administrés dans les élevages de lapin en 2019 n’ont pas été recommandés par le ministère de l’élevage. Selon le directeur Akpo, c’est au près des cabinets de vétérinaire de la place que les éleveurs sont allés prendre les vaccins administrés à leurs animaux. Il met en cause le processus de vaccination que les éleveurs adoptent. Il s’agit notamment des cas où les éleveurs administres eux-mêmes le vaccin au lieu de recourir à un professionnel de la santé animal et la vaccination partielle qui ne couvre pas l’ensemble des animaux. 

En dehors ces manquements, le directeur de l’élevage explique les échecs de la vaccination de 2019 par la nature du virus en circulation. Dr Yao Akpo indique qu’il y a deux souches de VHD en circulation. Une souche classique et une souche mutante. Or, le vaccin de 2019 n’était destiné à préserver les animaux que contre la souche classique.  « En 2019, le vaccin qui a été administré comporte que la souche classique. S’il n’a pas couvert la souche mutante, on peut enregistrer des morts ».

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L’Etat au secours

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Même s’il n’est pas compris des éleveurs qui craignent en raison de la mauvaise expérience de 2019, le directeur de l’élevage se veut rassurant. « C’est la première fois que le MAEP organise une vaccination contre la maladie hémorragique virale du lapin », fait savoir le directeur selon qui, le nouveau vaccin qui est proposé sera efficace non seulement contre la souche classique mais aussi la souche mutante.  L’urgence de la campagne de vaccination actuellement se justifie, à l’en croire, par la situation "critique".  « Nous avons des foyers actifs… Si on ne fait rien, tout le pays sera envahi de VHD », a-t-il prévenu.

Le prix jugé coûteux par les éleveurs s’explique, selon Yao Akpo par le fait que le vaccin récemment mis au point en 2017 n’a pas encore des conditionnements de 10 à 20.  En cours jusqu’à fin septembre, la vaccination que propose le ministère mobilise une douzaine de médecins vétérinaires.

Déclaré pour la première fois au Bénin en 1995, la maladie à hémorragie virale du lapin avait disparu du territoire national avant de réapparaître en 2015. Si depuis lors, il sévit chaque année, selon directeur de l’élevage, c’est dû à l’importation de lapin sans autorisation.

Pour ce qui est de la sécurité des consommateurs de lapin, le VHD n’est pas une zoonose et ne se transmet pas de l’animal à l’homme, a rassuré le directeur de l’élevage.

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