Mali : 9,6 millions réclamés à Tiken Jah Fakoly pour contrat non respecté

Falilatou Titi
publié le 29 septembre 2017

L’affaire qui oppose Tiken Jah Fakoly au Festival international de musique de Bamako (Fimba) depuis 2004 a refait surface.

Tiken Jah Fakoly

9,6 millions de francs CFA. C’est la somme réclamée au chanteur Tiken Jah Fakoly. Une affaire de 2004 qui défraie la chronique depuis un moment au Mali.  Selon le Cabinet Maya, en charge de l’exécution d’une décision de justice au profit du Fimba dans l’affaire qui l’oppose à l’artiste ivoirien, dans le contrat de prestation de service qui l’a lié au Fimba en 2004, le reggae man ivoirien n’a pas honoré ses engagements. C’est alors que le Festival international de musique de Bamako l’a poursuivi en justice pour contrat non respecté. Le tribunal de la commune IV de Bamako a donc condamné Tiken Jah Fakoly au versement de 9,6 millions de francs CFA à titre principal et 5 millions à titre de dommages-intérêts. Le verdict du tribunal IV sera confirmé plus tard en 2006 par la Cour d’appel de Bamako qui a condamné Tiken Jah Fakoly au paiement des 9,6 millions à titre de frais de cachet, de transport, d’hébergement et de sécurité, tout en déboutant comme mal fondé le Fimba de sa demande de dommages-intérêts.

Dans une vidéo récemment diffusée sur les réseaux sociaux Tiken Jah Fakoly accuse les responsables du Fimba d’avoir violé certaines clauses contractuelles. A en croire ses propos, cette affaire serait déjà réglée à l’amiable par l’ancien président malien, Amadou Toumani Touré. De ce fait, le reggae-man ivoirien accuse les responsables du Fimba de vouloir le prendre du coup. Selon le cabinet d’avocat chargé de défendre les intérêts du Fimba dans cette affaire, il ne s’agit nullement d’un acharnement contre l’artiste ivoirien. « Tiken Jah Fakoly a présenté ses moyens de défense. Ce n’est pas une conspiration, nous avons juste voulu exécuter une décision de justice contre laquelle il n’y a aucune voie de recours. Il a été défaillant. Il est un citoyen comme tout le monde et nul n’est au-dessus de la loi », a fait remarquer Me Oumar Tounkara, au cours d’une conférence de presse ce mercredi 27 septembre 2017 à Bamako.

 

 

 

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