Musique: Mina Agossi, du jazz pas comme les autres

Olivier Ribouis
publié le 13 avril 2018

Avec Urbafrica, son 12ème album, la Bénino-française  Mina Agossi produit un jazz particulier dans lequel elle introduit des couleurs du Bénin. Invitée du mois de mars à l’espace Tchif à Cotonou, elle a montré au public ce qu’est son jazz.

mina-agossi-concert-espace-tchiff Mina Agossi en concert à l'espace Tchiff à Cotonou

C’est bon ? Je brille de partout là ! Et d’une main, elle saisit un papier-serviette qu’elle a réclamé avec insistance pour s’essuyer un petit peu le visage. Toute trempée de sueur, Mina vient à peine de quitter la scène dans ce chaud soir du samedi  24 mars à l’espace Tchif de Cotonou où elle vient de terminer deux jours successifs de concert.

Ne pouvant plus tenir debout, c’est assise sur une chaise  qu’elle nous accorde une interview sur son spectacle de Jazz. Pour les amateurs de cette musique, elle n’est pas une inconnue. C’est carrément une star de l’autre côté, sur le vieux continent. Avec plusieurs récompenses dont le "choc jazzman", la "révélation fip" et quatre "clefs" Télérama, Mina Agossi qui est en pleine promotion de Urbafrica, son 12ème album,  a une riche discographie dans le jazz et est une des fiertés du pays de son père, le Bénin.

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Ce n’est donc pas un hasard quand l’artiste de 46 ans au sourire désarmant à qui on donnerait 30, vient chanter dans ce pays d’Afrique de l’Ouest qui a la réputation d’être la terre du vodoun. « Chanter  pour le public du Bénin, c’est chanter à la maison quoi !  Je reviens à la maison et ça fait plaisir d’avoir sorti quelques notes de musique de la gorge avec mes compagnons formidables », fait-elle savoir...

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