Bénin/Rapport de l’IGM : l’artiste Vincent Ahéhéhinnou conteste une accusation de 20 millions F CFA (Interview)

Banouto
publié le 2 juin 2019

Le rapport de l’Inspection générale des ministères est publié. Plusieurs  artistes et acteurs culturels sont incriminés d’avoir reçu du financement du Fonds d’aide à la culture  pour des projets non réalisés. Vincent Ahéhéhinnou, cité parmi les personnes incriminées, apporte dans un entretien avec Banouto, sa part de vérité.

vincent-ahehehinnou Vincent Ahéhéhinnou

Votre nom apparait sur une liste d’acteurs culturels incriminés dans le rapport de l’IGM. On vous reproche d’avoir pris un montant de 20 millions pour la non-réalisation d’un projet subventionné par le Fonds d’aide à la Culture. Quelle est votre réaction face à ces accusations ?

C’est une fausse nouvelle. C’est un dossier qui date de 2014 pour lequel la comptabilité du FAC m’avait appelé pour un complément de justification de quatre millions. En fait, j’avais tout justifié mais, ils ont perdu un feuillet. Je leur ai reproduit le justificatif.

Par la suite, J’étais en Europe, le comptable me rappelle un jour, pour me dire que celui que j’avais reproduit est encore perdu. Alors, j’ai appelé Sessi Tonoukouin (membre de l’association qui organisé l’atelier), pour lui demander puisse que je suis à Paris, s’il peut leur reproduire et lui-même leur a ramené ça. En 2015, on devrait recevoir un financement et il parait que l’IGM est passée et que le problème des quatre millions persiste. Je suis allé à l’IGM, j’ai montré les justificatifs et ils m’ont demandé de les remettre au fonds. Ce que j’avais déjà fait. Ils ont alors appelé le fonds qui a confirmé que j’ai déjà justifié mon financement. A cette époque, on était nombreux dans le cas. Ça été réglé et on m’a octroyé un autre financement en 2015. Je ne sais pas, par quelle alchimie ce dossier est ressorti et on dit que je dois 20 millions.

Le dossier remonte à 2014 ou à 2018 ?

Non ! C’est, 2014. C’est quand N’koué est arrivé en 2016 qu’il a été confronté aux acteurs culturels. Il y avait une fronde. Donc, il a demandé à l’IGM de reproduire le dossier de ceux qui n’ont pas tout justifié. En 2016, ils m’ont encore rappelé, j’ai été surpris et j’ai dit ce dossier n’existe pas. Ils m’ont laissé tranquille. Je suis surpris qu’en 2019, on sorte ça comme un problème.

Donc vous ne vous reprochez rien ?

Absolument rien. Le Directeur général du fonds a attesté que je ne dois pas un franc et que j’ai tout justifié.

Vous parlez de l’actuel directeur du FAC ?

L’actuel a reçu les documents. Ahehehinnou ne doit pas un franc.

Est-ce que dans la rédaction du présent rapport, l’IGM s’est rapprochée de vous pour avoir votre son de croche ?

Non. Parce que l’IGM sait que je ne dois pas. C’est un rapport qui a été fait en 2016. Vous y verrez MCTS. Ce n’est pas l’actuelle appellation.

Interview : Olivier Ribouis

Transcription : Gildas Salomon


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