Bénin: 7 raisons pour suivre et soutenir Miss Littérature 2019

Léonce Gamai
publié le 21 juillet 2019

Lancé en 2016 par la journaliste-écrivaine Carmen Toudonou, le concours «Miss Littérature» vise à former une relève littéraire féminine de qualité en Afrique. Pour l’édition 2019, la troisième, la grande finale aura lieu samedi 27 juillet à Cotonou sous le thème «l’écrivain face à la problématique de l’engagement». 

carmen toudnou miss littérature 2019 Carmen Toudonou, présidente du comité Miss Littérature

 

Le contenu du concept, les activités majeures, les innovations de la 3ème édition, les candidates et leurs pays, les prix des lauréates et les préparatifs, Banouto a posé sept questions à la présidente du comité d’organisation, Carmen Toudonou. 

En quoi consiste le concept de Miss Littérature?

Nous avons pris l'initiative du concours Miss Littérature dans le souci d'intéresser les jeunes filles à la lecture dans un premier temps. Mais très vite, nous avons également voulu les initier à l'écriture à travers des ateliers et des résidences d'écriture. Nous pensons qu'une telle initiative manquait réellement dans le paysage littéraire africain, dans des pays où les concours de beauté foisonnent. L’intérêt d’associer la littérature à un concept strictement cosmétique tel qu’un concours de beauté, c’est de proposer une approche novatrice. Evidemment, dans un tel concept, la beauté physique n’est pas le point de mire. L’idée de Miss ici sous-entend simplement «jeune demoiselle»

Quelles sont les grandes phases et activités de l’événement ?

Depuis le lancement de Miss Littérature en 2016, nous avons fait du chemin. D'éditions nationales et annuelles, nous sommes passés à un concours régional et biennal. Les grandes étapes sont: la phase des inscriptions, la présélection nationale au cours de laquelle les dix meilleures candidates sont retenues à l'issue d'une sélection à l'oral et à l'écrit.

Ensuite, nous avons une finale nationale, pendant laquelle la Miss Littérature pays et des Dauphines sont élues. Toutes ces étapes se déroulent sous la gouverne d'un responsable-pays qui travaille en intelligence avec nous, et sous la férule du Comité Miss Littérature que je préside. Enfin, la dernière phase, c'est celle qui aura lieu le samedi prochain (27 juillet), c'est la finale régionale. Elle confronte les Miss et Dauphines du Niger, du Bénin et de la Côte d'Ivoire.

Doit-on s’attendre à des innovations à l’édition de cette année ?

Oui. La grosse innovation, c'est la régionalisation. L'autre innovation, c'est le symposium ''Miss Littérature''. C'est une première.

Nous avons invité des écrivains africains pour débattre autour du thème de cette édition : ''L'écrivain face à la problématique de l'engagement''. Nos panelistes nous viennent du Tchad, du Niger et du Bénin.

Il s'agit de Mme Clarisse Nomaye, M. Boube Hama et M. Ousmane Aledji. Ce sont tous des écrivains de grand renom. Le symposium aura lieu le vendredi prochain (26 juillet) au Codiam de Cotonou. Il sera suivi d'une foire-vente et dédicace des ouvrages des écrivains présents. Je note aussi que nous organisons une tournée touristique au profit des filles le mercredi et le jeudi. Elles visiteront le lac Toho, le temple des pythons et la route des esclaves à Ouidah et elles seront à la plage de Grand-Popo. Enfin, le jeudi, elles auront une rencontre d'auteur avec l'écrivain Moussibahou Mazou, auteur du roman imposé pour la finale de cette année ''Babingo au nom des acculturés''.

Combien de candidates et de pays sont dans la course à la couronne ?

Nous avons trois candidates du Niger, trois de la Côte d'Ivoire et trois du Bénin en compétition. Précédemment, ces pays étaient au nombre de quatre, mais le Togo a signé forfait à la dernière minute. Nos candidates sont attendues à Cotonou dans les prochains jours.

Les trois candidates ivoiriennes, dont le Comité d'organisation a déjà acheté les billets, arrivent mardi. Les trois nigériennes dont le déplacement est également assuré, arrivent par bus, toujours le mardi. Elles seront rejointes en regroupement à l'hôtel par leurs trois homologues du Bénin pour la mise au vert.

Quels sont les prix pour les lauréates?

Nous aurons des lots de dictionnaires et de livres, des ordinateurs et postes téléviseurs et de nombreux autres lots en nature dont des abonnements à des bibliothèques numériques, des lots de pagne, etc.

Comment vont les préparatifs?

C'est la veillée d'armes comme vous pouvez l'imaginer. Nous sommes évidemment dans la dernière ligne droite, et nous mettons les dernières touches pour que cette finale soit une belle réussite.

Un appel à lancer?

Nous souhaitons le soutien de tous et nous remercions tous ceux qui croient en nous depuis le début, particulièrement le Président Boniface Yèhouétomé et le fondé de l'Université Esae Clément Adéchian.

Réalisation: Léonce Gamai 


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