Bénin/Festival Littérature de jeunesse : séance-débat avec les acteurs avant la 21e édition

Judicaël Kpehoun (Stag)
publié le 20 octobre 2019

En prélude à la 21ème édition du festival de littérature jeunesse au Bénin qui va se dérouler du 22 au 27 octobre 2019, l’association de la Semaine du livre béninoise de jeunesse (SELIBEJ) a échangé avec des acteurs de la littérature de jeunesse jeudi 17 octobre 2019 sur le rôle de livres jeunesses et sa promotion.

comite-organisation-du-festival-litterature-de-jeuneActeurs de la littérature de jeunesse en débat à l'IFB de Cotonou

Promouvoir le livre jeunesse et faire la promotion des acteurs de l’illustration. Ce sont entre autres les objectifs de l’association de la Semaine du livre béninois de jeunesse (SELIBEJ) présidée par Béatrice Gbado. Elle a animé jeudi 17 octobre 2019 à l’Institut français du Bénin (IFB) de Cotonou. Une séance-débat a eu lieu sur le thème de cette 21ème édition intitulé : « littérature jeunesse et éducation : le monde appartient à celui qui lit tôt ! ».

« J’aime la beauté et j’aimerais que chaque enfant se retrouve dans les livres. Que ce soit un peu comme un miroir », explique Joëlle Esso, acteur de livre de jeunesse dans son préambule sur sa motivation dans le domaine de la littérature jeunesse. Dans la pratique de son art, l’actrice a fait savoir que son unique objectif est de susciter l’engouement de la lecture chez les enfants. Son vœu se réalise à travers l’illustration a-t-elle fait remarquer. « L’histoire leurs (les enfants-ndlr) parle mais je mets beaucoup l’accent sur l’illustration parce qu’il y a beaucoup d’enfants qui ne lisent pas. Même ceux qui lisent, c’est souvent l’image qui attire l’enfant vers le livre », indique Joëlle Esso.

La lecture influence la psychologie !

Restant dans la même logique, Dominique Mwankumi, illustrateur et auteur à l’école des loisirs,  invité d’honneur de l’évènement, a souligné l’impact des écrivains dans la vie des lecteurs. Pour lui, la lecture des livres jeunesses agit sur la psychologie de l’enfant.  « On devient ce qu’on regarde. On devient ce qu’on écoute puis on devient ce qu’on mange », image Dominique Mwankumi. Si vous regardez de belles images, informe-t-il, vous serez influencé par les belles images. « Vous allez devenir ce que vous regardez. C’est comme un enfant qui a mis de photo de footballeur au mur et un jour il devient footballeur », a ajouté l’acteur à titre illustratif.

Outre l’outil de divertissement et d’apprentissage qu’est le livre, les participants à cette causerie ont également mis l’accent sur le rôle moral des œuvres de la jeunesse sur l’enfant. Selon Hector Sonon, acteur de la littérature de jeunesse, il faut aller loin dans l’écriture des livres de la jeunesse. Selon lui, l’auteur doit se former et doit avoir une personnalité exemplaire. Et pour cause, l’écrivain, « il transmet à travers le livre ce qu’il a reçu comme éducation ». Hector Sonon dit constater que les illustrateurs et auteurs de livres de jeunesse transmettent ce qu’ils ont reçu de leurs parents ou de la vie.  « En tant qu’auteur illustrateur, nous transmettons ce que nous avons reçu de nos parents », a-t-il précisé.

Cet évènement a connu la présence de plusieurs auteurs de la littérature de jeunesse au Bénin, lauréats du prix Hervé Gigot 2018. Le prix instauré par SILIBEJ est à sa deuxième édition. Il vise à promouvoir la création de livres jeunesses d’une part et  stimuler d’autre part chez les illustrateurs, les  peintres, la capacité de démontrer leur talent  à travers les livres jeunesses. Hervé Gigot, illustrateur et membre actif de l’association est décédé en novembre 2010.


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