CULTURE

Bénin : ce que l’Institut français a concocté dans le Novembre numérique 2020

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Contre vents et Covid, l’Institut français du Bénin veut faire vivre au public béninois un moment d’excitation et d’émerveillement au cours de l’édition 2020 du mois du novembre numérique qui s’étend du 25 novembre à mi-décembre. Rencontrés mardi 1er décembre, les organisateurs en chef parlent d’un programme intéressant à ne pas manquer.

coline-lee-toumson-venite-directrice-institut-francais-beninColine-Lee Toumson-Venite, Directrice déléguée de l'Institut français du Bénin

Le Covid n’a pas réussi à déjouer un important évènement dans le calendrier des évènements culturels de l’Institut français du Bénin (IFB). Le novembre numérique, une initiative de l’Institut français à Paris qui se réplique dans tous les instituts français à travers le monde se tiendra bel et bien à Cotonou. Dans le respect des mesures barrières, les activités qui ont commencé le 25 novembre vont se déployer jusqu’au 12 décembre.

Rencontrés mardi, Coline-Lee Toumson-Venite, directrice déléguée de l’IFB et Gérald Brun, Attaché de coopération universitaire et scientifique à l’Ambassade de France ont expliqué de quoi cela retourne. A la baguette de l’organisation du novembre numérique 2020, Coline et Gérald ont eu l’idée de créer une plateforme qui associe plusieurs artistes, plusieurs sensibilités artistiques, plusieurs esthétiques.  Ils sont, dit la directrice à la recherche d’« une circulation d’influence qui connecte l’Europe, l’Afrique et l’Amérique ». Cette année fait savoir le monsieur sciences et numérique de l’Ambassade de France, « on a voulu explorer l’alliage, le mixage entre les cultures et le numérique ».

AU programme, des rencontres d’artistes. « Nous associons des artistes de l’univers digital qui viennent de Nantes, des artistes des scènes actuelles, mais qui sont dépositaires du patrimoine culturel immatériel béninois, Jah Baba, Bona, Les Teriba et Jimmy Belah du BIM. Des artistes des musiques actuelles qui réexplorent le patrimoine culturel immatériel, les sonorités traditionnelles du Bénin », a déclaré Coline-Lee.

Parmi les artistes en résidence à l’espace Africa sound city de Jah Baba,  il y a aussi, venu de la Caraïbe, Philo qui est un joueur du tambour bêlè, équivalent du tambour bata mais de la tradition créole martiniquaise. Dénommé le LabAfrica, la résidence créative  a une particularité. Il s’agit, selon la directrice de l’Ifbn d’« une résidence qui a une dimension de laboratoire, une dimension expérimentale ». Elle débouchera sur un concert live vendredi 04 décembre à 20h 30 à l’Ifb.

Un prolongement et des ramifications

gerald-brun-ambassade-france-beninGérald Brun, Attaché de coopération universistaire à l'Ambassade de France au Bénin

Le mois du numérique est en effet une part d’un grand ensemble dans lequel la culture, la tradition et surtout le patrimoine immatériel s’épanouissent au moyen de l’innovation digitale. Un autre volet important du mois du numérique dont parle Gérald Brun porte sur le patrimoine immatériel de la mémoire à Ouidah. L’Attaché de coopération universitaire et scientifique à l’Ambassade de France annonce « la reconstitution d’une fresque qui va représenter les sites importants de Ouidah dans cette mémoire de l’esclavage. La fresque sera interactive et permettra à celui qui veut la regarder, la toucher, d’être immergé dans un univers sonore, visuel avec de la vidéo ».

A ce mois du numérique, a-t-il aussi dit, uivra la nuit des idées, le 28 janvier prochain, toujours dans la logique du mixage entre les cultures et le numérique. Autour de tout ceci, il fait savoir qu’il y a également un projet dénommé « Yoruba-culte-lab-Africa » accompagné par l’Union européenne. L’idée est de créer des modèles de coopération culturelle entre des acteurs culturels européens et des acteurs culturels d’ailleurs. « On a proposé un projet qui associe six pays de la sous-région : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’ivoire, le Mali, la Mauritanie et le Togo avec des acteurs européens », a-t-il fait savoir.

En partant du mois du numérique avec tous ses volets à la fresque mémorielle de Ouidah, la nuit des idées et au projet « Yoruba-culte-lab-Africa », comme le dit la directrice déléguée de l’Ifb « nous avons rendez-vous avec une approche qui allie innovation, mémoire, patrimoine culturel et innovations digitales ». Le but étant de stimuler les créativités, faciliter les dialogues culturels, valoriser les patrimoines à l’aune des technologies, amplifier leur partage et leur transmission,  assurer un aller-retour transgénérationnel.

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