Mathématiques-statistiques- développement : l’économétrie au service de l’Afrique depuis le Bénin

Olivier Ribouis
publié le 12 juillet 2018

Après Alger en 2017, c’est à Cotonou que de grands noms de l’économie dont le prix Nobel Roger Myerson sont réunis à l’occasion de la conférence africaine de la société d’économétrie (ASE) organisée chaque année. Officiellement ouvert ce jeudi en présence du ministre béninois des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, cette rencontre continentale est une occasion d’exposer les outils moderne d’analyse économique.

leonard-wantchekon Léonard Wantchekon, président de l’African school of economics

Grand rendez-vous des économistes de renom au Bénin. Il s’est ouvert à Cotonou ce jeudi 12 juillet 2018 la conférence africaine de la société d’économétrie (ASE).

Cette rencontre qui se tient après celle de l’année dernière à Alger, a mobilisé économétriciens, chercheurs, doctorants en économie et statisticiens venus d’Afrique du Sud, du Ghana, du Sénégal, du Congo, de la Côte d’Ivoire et autres du continent africain avec leurs homologues d’ailleurs comme le  Professeur Jean-Pierre Benoît de Haïti qui enseigne à London business school, René Bowel de la Jamaïque,  ainsi que le prix Nobel  d’économie 2017, Roger Myerson. « Des économistes asiatiques, des Américains, des Européens. Presque tous les grands économistes de la diaspora sont présents » précise, Léonard Wantchekon, président de l’African school of economics qui est à l’initiative de cette conférence.

 Nouvelle approche économique pour le développement

Au cœur de cette réunion Afrique de la communauté économique et mondiale, il est question de l’économétrie. Il s’agit d’une discipline économique qui est de plus en plus sollicitée pour penser le développement à travers le monde. « Une discipline émergente qui est la science économique moderne qui ne conçoit pas sans avoir décrit avec la statistique les réalités qu’on vit » indique le professeur Léonard Wantchékon.

Cette discipline associe les méthodes de la mathématique et des statistiques. On ne parle pas de théories mathématiques, mais plutôt de sa rigueur exploitable pour aborder des faits concrets, de la vie au quotidien.  « L’objectif le plus important de cette rencontre, c’est de promouvoir l’utilisation des mathématiques et de la statistique en économie » a déclaré le président de l’ASE. Selon, lui cela s’impose d’autant  « en raison de la complexité de la vie économique, la nécessité de faire des prévisions et de concevoir des modèles qui tiennent compte des réalités du terrain ».

 Les conclusions de cette conférence aiderons, à l’en, les gouvernements, les administrations locales pour faire des réformes pointilleuses. Présent à l’ouverture de la conférence qui prend fin le 14 juillet, le ministre béninois des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci a fait savoir que le gouvernement du Président Patrice Talon tiendra compte des suggestions pour ses prises de décisions. « Le gouvernement  du Bénin conçoit le développement sur la base des données fiables, des statistiques fiables » a-t-il assuré ajoutant que cette réunion Afrique de la communauté économique et mondiale contribuera à la mise en œuvre de politiques d’amélioration des conditions  des populations.

En Afrique, le Bénin, selon le professeur Wantchékon est un pionnier de l’économétrie. Il invite les jeunes apprenants à embrasser cette discipline.


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