Bénin-Affaire ICC-Services à la CRIET: les spoliés donnent de la voix

Falilatou Titi
publié le 14 décembre 2018

Les spoliés de l’affaire Investment Consultancy and Computering services (ICC-Services) se disent plutôt préoccupés par la programmation du remboursement que par la condamnation des mises en cause. Leur porte-parole s’est prononcé sur la Radio Océan Fm ce vendredi 14 décembre 2018.

hermann-meton Hermann Mèton, Président du Comité de défense des intérêts des clients de ICC Services

Huit années sont passées, des condamnés ou pas, le plus important c’est la programmation du remboursement. Les victimes de l’affaire Investment Consultancy and Computering (ICC-Services) qui dure depuis 2010 au Bénin, se disent fatigués d’attendre. Maintenant que le dossier est programmé à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), elles n’espèrent qu’une chose : comment récupérer leur argent placé dans cette société de placement d’argent. « Ce qui nous préoccupe ce n’est pas la condamnation, mais la programmation du remboursement », a martelé Hermann Mèton, Président du Comité de défense des intérêts des clients de ICC Services, sur la radio Océan Fm.

Selon lui l’attente a été déjà très longue pour les spoliés. « Nous avons consentis beaucoup d’effort pour que ce dossier puisse reprendre », fait-il savoir. Après huit ans de détention des mises en cause dans cette affaire, les victimes n’espèrent plus grand-chose au plan pénal.  « Le volet remboursement et dédommagement là, c’est ça qui préoccupe tous les spoliés. Le volet pénal n’est pas notre préoccupation » a insisté Hermann Mèton. A l’issue du procès, il souhaite que la justice dise aux anciens clients de ICC-Services quand et où aller pour récupérer leur agent.

Le Procès sur l’affaire ICC-Services va s’ouvrir ce lundi 17 décembre 2018 à la CRIET à Porto-Novo. ICC-Services qui a opéré au Bénin a avancé un taux d’intérêt exponentiel pour attirer les clients. Quelques mois, après, des gens se sont rendu compte qu’il s’agissait d’une escroquerie. Interpelés, plusieurs responsables de la société ont été auditionnés et gardés en détention jusqu’à ce jour (2018). Ils sont accusés de complicité d’escroquerie par appel public à l’épargne et placements irréguliers d’argent, complicité d’infractions à la réglementation des institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit et de corruption et subornation.


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