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Lettre à Talon: Adélaïde Allagbada démonte l’accusation de détournement à la Commission béninoise de l’Unesco

Banouto
publié le Jun 30, 2020

Mise en cause dans lettre ouverte à Patrice Talon, la secrétaire générale de la commission nationale béninoise pour l’Unesco, Adélaide Fassinou Allagbada, a réagi. Dans un entretien à Banouto, la patronne de la commission nationale béninoise pour l’Unesco se défend de tout acte de détournement.

« Il n’y a eu aucun détournement, aucun. Il ne peut même pas en avoir ». Adélaide Fassinou Allagbada est catégorique. Accusée de tentative de détournement des fonds mis à la disposition de la fédération béninoise des associations et clubs Unesco, la secrétaire générale de la commission nationale béninoise pour l’Unesco s’en défend. « Je vais détourner l’argent, pour en faire quoi ? Je vais détourner l’argent de l’Unesco et créer encore des problèmes à mon pays ? Non, jamais. Ce n’est pas moi », se défend Adélaïde Fassinou Allagbada.

 

Fin janvier 2020, dans une lettre ouverte au président de la République, Emile Kpoto a dénoncé une tentative de détournement. Dans sa correspondance, Emile Kpoto reproche à la secrétaire générale de la commission d’avoir délivré un chèque à monsieur Gabin Allognon « alors que ce dernier, écrit-il, n’est ni membre, ni mandaté » par fédération.

 

« Fédération bis »

 

L’accusation de tentative de détournement de Emile Kpoto est fondée sur une guerre de leadership à la fédération béninoise des associations et clubs Unesco. Emile Kpoto, l’auteur de la lettre ouverte au chef de l’Etat béninois, et Gabin Allognon se dispute le poste de président du conseil d’administration. Pour la secrétaire générale de la commission, cette dispute n’a pas raison d’être. « Allognon est reconnu à la fédération mondiale », a confié Adélaïde Fassinou Allagbada.

La secrétaire générale de la commission nationale explique que Gabin Allognon a été élu à l’issue d’une assemblée générale tenue à Porto-Novo le 5 décembre 2018. A l’occasion de cette assemblée générale, fait savoir Adélaïde Fassinou Allagbada, Emile Kpoto a été élu secrétaire exécutif adjoint.

La patronne de la commission nationale estime que c’est non content de ce poste, que Emile Kpoto a organisé, sans l’aval de la tutelle, une autre assemblée générale pour se faire porter à la tête d’une « fédération bis ». Cette dernière assemblée générale, est catégorique la secrétaire générale de la commission nationale pour l’Unesco, « c’est nul et de nul effet ».

 

« L’argent de l’Unesco, on ne le bouffe pas »

La secrétaire générale de la commission a donné les raisons de la délivrance du chèque au nom de Gabin Allognon et non au nom de la fédération. La première responsable de la commission nationale explique qu’un premier chèque avait été délivré au nom de la fédération. Mais ce chèque n’a pu être retiré par Gabin Allognon en raison de ce qu’un compte avait été déjà ouvert par Emile Kpoto au nom de la fédération.

« Pour éviter l’amalgame, il est retourné avec son chèque. Il est venu à la commission avec une lettre. On avait jusqu’en mars pour envoyer les justificatifs à l’Unesco sinon cette année, nous n’aurons pas un franc pour nos nouveaux projets. Qu’est-ce qu’il fallait faire ? En mode de procédure d’urgence, nous avons délivré le chèque à monsieur Gabin Allognon. C’est un chèque que la comptable et moi signons conjointement », a justifié la secrétaire générale.

Les ressources mises à la disposition à travers ce chèque délivré à Gabin Allognon, indique Adélaïde Fassinou Allagbada, n’ont nullement été détournées. « L’argent de l’Unesco, on ne le bouffe pas. On travaille avec », a fait savoir la secrétaire générale de la commission qui assure que les fonds ont servi à exécuter les projets retenus. Les projets, a laissé entendre la secrétaire générale de la commission, ont permis la réalisation d’activités dans trois départements.

Toute chose qui a permis de sortir la fédération béninoise des clubs Unesco de la léthargie dans laquelle elle était plongée depuis huit années et de passer à la lumière. « Je peux vous dire dans toute la sous-région, c’est la fédération béninoise qui s’est réveillée et qui marche le mieux. Ils voulaient faire un atelier ici (au Bénin ndlr) sur les fédérations en mars-avril quand la Covid-19 a commencé », a fait savoir Adélaïde Fassinou Allagbada. « Je ne suis pas rassasiée mais je n’ai pas faim. (…) Moi, je travaille pour mon pays. Je veux laisser des traces positives », conclut-elle.  

 


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