Romuald Wadagni: «nous sommes très conscients qu'il faut faire attention à la dette»

Léonce Gamai
publié le Jun 30, 2020

A l’issue du débat d’orientation budgétaire au Parlement lundi 29 juin 2020, Romuald Wadagni, le ministre béninois des finances s’est prononcé sur la question de l’endettement du pays.

Romuald Wadagni, ministre de l'économie et des finances du Bénin

Sous le régime Talon, le Bénin a fréquemment recours au marché régional. Cette option de mobilisation de ressources suscite des interrogations sur la viabilité de son économie et les risques inhérents à la course à l’endettement.

« Nous sommes très conscients qu'il faut faire attention à la dette », a réagi le ministre des finances Romuald Wadagni, à l’issue du débat d’orientation budgétaire tenu au Parlement le 29 juin, dans le cadre de l’élaboration du budget général de l’Etat, gestion 2021.

« Nous avons des critères de gestion encore plus stricts que les critères de convergence en matière d'endettement et nous veillons à ce que les dépenses courantes soient ajustées pour que ce que nous mettons dans la dette aille  à  l'investissement et non au paiement des dépenses de fonctionnement général. Ça c'est notre principe », a-t-il ajouté.

Le ministre Wadagni nuance, toutefois qu’en cas de crise, le gouvernement puisera dans la dette «pour régler les dépenses de l'État au besoin, parce que n'oublions pas que derrière les chiffres, il y a des hommes et nous avons à cœur de veiller à ce qu'un épanouissement de la population soit assuré. »

Le ministre de l’économie et des finances souligne que le plus important est l’usage fait de la dette. Il rappelle que deux questions essentielles doivent guider tout débat sur la dette :  « à  quoi ça sert et quelle est la qualité de la dette? »

Depuis 2016, renseigne Romuald Wadagni, « il y a un fait  que nous essayons de respecter. Sur 100 f de dépenses, on s'assure que ce que nous dépensons pour faire fonctionner l'État,  payer les salaires, payer les pensions, faire fonctionner les institutions ne dépasse pas la moitié du budget mais que l'autre moitié soit consacrée à l'investissement. Globalement, quand l'Etat dépense 100f, au moins 50 f vont à la création de la richesse. Dans le même temps, le montant de la dette que nous avons chaque année en nominal est inférieur au taux d'investissement »  

Côté chiffres, informe Romuald Wadagni, «en 2015, on avait à peu près 6700 milliards de PIB (Produit intérieur brut, ndlr). En 2019, nous sommes arrivés 8400 milliards de PIB. Ça veut dire que sur 4 ans, nous avons créé 1700 milliards de richesse en plus. »

 


  • Romiade wadagni
    il y a 8 jours

    Là où vous avez détruit le pays, l'histoire vous retiendrez. Courage à vous d'avoir mit ce pays dans les histoires négatif, des gestions calamunituese et écrasante. La nature ne vous pardonnera jusqu'à votre petite fils.

  • Sam
    il y a 8 jours

    Le mensonge est comparable au beurre de karité. Plus le soleil sort, plus il remplit son contenant. Bravo à la rupture qui finira par se prendre dans son propre pièce.