Lutte anti-corruption Bénin : ALCRER et Social Watch lancent un manuel pour les OSC

Ozias Hounguè
publié le Jul 1, 2020

Un manuel pratique de lutte contre la corruption à l’usage des Organisations de la Société civile (OSC) a été lancé le mardi 30 juin 2020 par les ONG ALCRER et Social Watch. Il a pour but de permettre aux acteurs impliqués de mieux lutter contre ce phénomène au Bénin.

Martin Assogba (D) Directeur exécutif de ALCRER et Blanche Sonon présidente de SWB

Un nouveau bébé pour les Organisations de la société civile (OSC) en charge de la lutte contre la corruption au Bénin. Intitulé « Mieux connaitre la corruption pour mieux la combattre », le manuel de 70 pages est désormais disponible pour toutes les personnes qui s’activent contre le phénomène de la corruption.

Ce livre a pour vocation de permettre aux acteurs de la lutte (gouvernants, acteurs judiciaires, OSC) et au public de s’approprier plus aisément les actes de corruption et des infractions connexes.

« Le Manuel que nous lançons aujourd’hui se veut un précieux outil pour démystifier la diversité pénale de la corruption. Il nous donne l’occasion d’améliorer notre action de lutte contre la corruption en renforçant notre connaissance du phénomène, de son encadrement juridique et des mécanismes de lutte », a déclaré Martin Assogba, directeur exécutif de l’ONG ALCRER, l’une des organisations à l’origine de la réalisation de ce manuel.

Selon Blanche Sonon, présidente de Social Watch Bénin, le document a permis de mener des causeries-débats au profit de « 166 représentants des organisations de la Société civile venus de 46 communes ».  Elle a profité de l’occasion pour lancer un appel aux acteurs de la chaine, mais également aux citoyens à se procurer un exemplaire de ce manuel susceptible d’éclairer leur action et leur engagement contre la corruption.

Quid du manuel ?

« Mieux connaitre la corruption pour mieux la combattre » est un ensemble de dix chapitres dont le but est de mieux faire comprendre la notion de corruption dans sa diversité pénale. Il indique aux Organisations de la société civile (OSC) des moyens simples pour améliorer leurs capacités à détecter et à dénoncer la corruption.

Ce manuel explicite entre autres les infractions relevant typiquement de la corruption et des faits repréhensibles assimilés. Il définit également les concepts de langage commun utilisés en lien avec la corruption et ne figurant pas dans la loi portant lutte contre la corruption ou qui n’ont pas de traduction pénale.

« Le manuel offre quelques exercices, sous forme de quizz ou de cas pratiques » afin de permettre aux utilisateurs d’évaluer leurs connaissances, renseigne Blanche Sonon. Les réponses de ces quizz sont également données dans les dernières pages du manuel.


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