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Bénin-OGM : nouvelle alerte contre la Convention UPOV envoyée à l'Assemblée

Donald Kévin Gayet (Stag.)
publié le Oct 31, 2019

Le président de l’Ong Amoclimwek, Dr Brice Sohou, donne l’alerte sur le risque de la ratification de la convention de l’Union pour la protection des obtentions végétales (UPOV) pour les populations, notamment les paysans.

champ-mais-benin Un champ de maïs traditionnel au Bénin

La polémique sur la convention de l’UPOV continue toujours. Le président de l’Ong Amoclimwek, Brice Sohou dénonce l’obstination des dirigeants béninois à vouloir ratifier cette convention sans l’adhésion de la société civile paysanne. Dans un entretien à la web tv Reporter Benin, il invite la population à se mobiliser contre cette convention qui ne cadre en rien avec les réalités du pays alors que les députés ont programmé l’examen de la ratification d’une convention controversée.

Il a souligné que depuis 2016, le moratoire sur les OGM n’a pas été renouvelé alors que l’UPOV légifère l’importation et la manipulation des OGM les plus redoutables sur le territoire béninois. « C’est une convention qui menace la biodiversité culturale », a-t-il dit. Alors que le gouvernement du Bénin s’obstine pour la ratification de la convention.

Le Docteur poursuit en disant que si jamais le Bénin ratifie cette convention, aucun paysan ne pourra cultiver les semences brevetées hybrides qui sont non reproductives. Cela signifie que si un paysan achète une semence à une année N pour sa production, il ne pourra plus l’utiliser à la prochaine saison au risque d’être poursuivi.  Donc avec cette convention, les paysans feront de l’agriculture raisonnée c’est-à-dire une agriculture qui dépend d’une base de données de culture agrées par l’UPOV.  « Je ne pense pas que c’est une opportunité pour le Bénin, parce que ce ne sont que les variétés brevetées qui seront semées dans les pays adhérants », a indiqué Brice Sohou.     

Le projet ratification de la convention UPOV a été introduit à l’Assemblée nationale par Lazare Sèhouéto alors ministre du Commerce et de l’industrie.


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