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Benin-Nigeria : ce que révèle la fermeture des frontières selon Gilles Yabi

Banouto
publié le 9 octobre 2019

De passage à Cotonou, Gilles Yabi, l’analyste politique et économiste béninois basé à Dakar a été reçu à la rédaction de Banouto. Le fondateur de « Wathi », un think tank citoyen ouest-africain, s’est prêté à nos questions sur l’actualité brûlante de la fermeture des frontières du Nigéria avec ses voisins dont le Bénin. Cet observateur indépendant des dynamiques ouest-africaines réputé pour ses analyses percutantes dans les domaines de l’analyse des conflits, de la sécurité et de la gouvernance politique et économique, a livré les enjeux de cette décision nigériane en insistant sur les relations entre les Etats voisins d’Afrique de l’Ouest ainsi que les pistes de solutions à prendre en compte par les dirigeants de l’espace CEDEAO. Découvrez les non-dits d’un bras de fer aux conséquences incalculables.      

gilles-yabi Gilles Yabi

L’actualité politique au Bénin et dans la sous-région a trait à la fermeture des frontières nigérianes avec les pays limitrophes comme le Bénin, le Niger et le Cameroun. Comment appréciez-vous cette situation dans la sous-région ouest-africaine ?

Le premier constat, c’est celui des difficultés économiques concrètes pour les populations. Je peux parler du cas du Bénin. On sait très bien à quel point la relation économique et commerciale avec le Nigéria est un élément déterminant de la santé économique du Bénin et un élément déterminant de la capacité de beaucoup de Béninois à gagner de quoi s’occuper de leurs familles au quotidien. Donc, je crois que depuis la fermeture des frontières à un certain nombres de produits rend la vie difficile sans doute pour des milliers voire des dizaines de milliers de familles au Bénin. Et je crois que si la situation dure longtemps, cela va devenir intenable pour l’économie béninoise. C’est un problème. Je précise que c’est la même difficulté qu’on observe au niveau des autres pays concernés par cette fermeture des frontières. J’ai l’impression cependant que la situation est un peu plus grave pour le Bénin compte tenu de l’ampleur des échanges commerciaux et peut-être aussi des tensions politiques qui semblent être plus importantes entre le Bénin et le Nigéria.

 

Vous avez parlé de cette relation entre le Bénin et le Nigéria, est-ce que vous avez une idée de ce que cela représente en matière de chiffre d’affaires ?

Je n’ai pas regardé ces statistiques récemment. Mais on sait qu’il y a une grande partie de ces relations commerciales qui sont informelles et qui ne sont donc pas captées nécessairement par les statistiques officielles. Et,

 

c’est justement toute cette économie de contrebande, qui est une « vieille économie » qui est touchée. C’est elle qui souffre le plus aujourd’hui. Je pense qu’elle représente énormément d’argent pour le Bénin, une part significative de son économie qui est dépendante du coton et du commerce, essentiellement avec le Nigeria.

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Ici au Bénin, on a largement évoqué les conséquences économiques de cette fermeture. Au plan géopolitique, quelles peuvent être les conséquences de cette décision nigériane qui a déjà fait plus d’un mois ?

Je pense que c’est le révélateur d’une relation politique qui n’est pas au beau fixe. Cette situation aujourd’hui conjoncturelle ne pourrait se poursuivre pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois sans solutions s’il n’y avait pas aussi des tensions politiques ou une certaine difficulté à dialoguer au plus haut niveau entre le Bénin et le Nigéria. De ce point de vue-là,

 

c’est préoccupant parce que je pense qu’au-delà des relations entre le Bénin et le Nigéria, c’est l’intégration politique et économique en Afrique de l’Ouest qui est en jeu.

Je suis un fervent défenseur de la CEDEAO, la Communauté économique régionale ouest-africaine. Je pense qu’elle doit être le pilier de l’intégration et je crois que cette intégration est fondamentale pour l’avenir de nos pays. Il est extrêmement important que les relations entre les différents pays soient préservées. Il est également nécessaire  que le Nigéria, qui est la seule grande puissance de la CEDEAO, reste dans une attitude bienveillante à l’égard de tous les pays de la région et que ces pays s’assurent également d’avoir une bonne perception du rôle joué par le Nigéria. Aujourd’hui, je vois beaucoup d’animosité notamment dans la presse. La presse nigériane est très dure envers le Bénin. Je crois que

cela veut dire qu’il y a un problème qui va au-delà de la contrebande.

Il est important d’éviter cette animosité à la fois au niveau des acteurs politiques nigérians que des médias à l’égard d’un voisin béninois, qui a jusque-là été perçu positivement le Nigéria.

 

Les médias nigérians se pressent de traiter le Bénin de tous les noms d’oiseaux. Est-ce que c’est vraiment commandé par le politique ?

Je n’en sais rien, je n’ai pas d’éléments pour répondre à cette question.

Les raisons évoquées par le Nigéria sont-elles suffisantes pour justifier une fermeture des frontières qui commence par durer ?

Il y a énormément d’hypothèses qui circulent sur les raisons de cette fermeture des frontières et de la posture du Nigéria aujourd’hui très négative à l’égard du Bénin. La première hypothèse qui est la raison officielle, c’est l’économie de contrebande. C’est notamment l’importation de riz asiatique au Nigéria via le Bénin qui rend difficilement compétitif le riz produit localement au Nigéria. Mais au-delà du riz, il y a beaucoup de produits qui entrent en contrebande au Nigéria et ce n’est pas nouveau. Mais ce n’est pas parce que ce n’est pas nouveau que ce n’est pas un problème.

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Je crois aussi qu’on a tort de ne pas s’intéresser de plus près à l’évolution des politiques de nos voisins. Je crois que lorsqu’on est au Bénin, on doit suivre de près les politiques économiques du Nigéria.

Depuis plus d’une dizaine d’années, même avant l’arrivée au pouvoir du Président Buhari, le Nigéria avait clairement mis l’accent sur la relance de son agriculture. D’ailleurs, l’actuel président de la Banque africaine de développement (BAD) était le ministre de l’agriculture dans le gouvernement du président Goodluck Jonathan et il a beaucoup relancé l’agriculture. Le Nigéria a fait le choix depuis de nombreuses années de mettre l’accent sur la production du riz et d’autres denrées alimentaires. Pour que cette production soit compétitive, il faut réussir à décourager les importations et lorsque les produits importés arrivent notamment en étant peu ou pas du tout taxés, cela nuit  à la politique économique du Nigéria. De ce point de vue, on peut comprendre le discours du Président Buhari qui accuse le Bénin de desservir la politique économique du Nigéria. Du côté du Bénin, on doit se poser la question suivante: « Comment est-ce que l’on fait pour que nous aussi, on entre dans une dynamique de production locale ?". Je rappelle que la production locale, c’est l’élément clé pour l’emploi.  Je crois que cela doit nous amener, au-delà de la situation de court terme, à questionner nos choix de politique économique et à remettre l’accent sur la production locale et à comprendre que l’économie simplement basée sur l’import/export ne peut pas être une option viable. C’est une option extrêmement fragile. Il faut se poser des questions si une décision du voisin peut tout de suite bloquer une grande partie de notre économie au Bénin. Je crois que c’est un signal qui doit amener aussi à des réorientations économiques au Bénin. Il faut aussi tenir compte des enjeux politiques au Nigéria et des liens entre la politique et l’économie dans ce pays.  Il faut s’intéresser aux investissements importants réalisés ces dernières années par des acteurs économiques au Nigéria, y compris par l’homme d’affaires le plus puissant du Nigéria et peut-être du continent, Aliko Dangoté, qui avait fait une déclaration aussi dure envers le Bénin il y a quelques mois. C’est clair qu’il y a aussi cette dimension qui entre en jeu et il est important pour le Bénin de tenir compte de l’influence des acteurs économiques sur le pouvoir politique au Nigéria.

 

Cette situation traduit un tant soit peu une relation un peu difficile entre les deux chefs d’Etat ?

 Je n’ai pas d’informations sur l’exacte nature des relations entre le président Buhari et le président Talon, mais ce qu’on peut observer, c’est la réalité du moment. C’est la réalité de la fermeture des frontières qui est clairement préjudiciable pour le Bénin. Elle l’est aussi en partie pour le Nigéria puisqu’il y a des hausses de prix qui sont liées à cette fermeture des frontières du côté nigérian. Mais lorsqu’on observe les faits, on ne peut que penser que les relations entre les deux présidents ne semblent pas être excellentes. Elles ne sont peut-être pas difficiles, mais elles ne semblent pas excellentes. Sinon, on imagine que les deux pays auraient trouvé une solution plus rapide.

 

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Vous l’avez dit, le Nigéria, c’est la grande-puissance de la CEDEAO. Cette décision prise unilatéralement n’est-elle pas du point de vue géopolitique de nature frustrante pour ses voisins qui estiment que le Nigéria doit parler avec eux d’égal à égal en tant que pays souverains ?

Vous savez, les pays sont souverains mais les rapports de forces économiques sont ce qu’ils sont et donc évidemment, on peut toujours être frustré et exprimer légitimement une frustration. Mais il faut aussi reconnaitre la réalité des rapports de forces. Je fais partie des personnes qui considèrent que le Nigéria, sur la longue durée, est un acteur puissant qui n’abuse pas de sa puissance. On aurait pu avoir un Nigéria nocif pour ses voisins avec sa taille démographique et économique, avec la taille aussi de son armée – même si elle est très fragilisée. Au contraire, le Nigéria a joué un rôle très important dans la paix et la stabilité en Afrique de l’Ouest. Je pense que l’avenir de l’Afrique de l’Ouest dépend en grande partie de l’avenir du Nigéria. Et l’avenir des pays de l’Afrique de l’Ouest relativement petits dépend aussi de la capacité de ces pays à discuter avec le Nigéria, à réussir à faire bouger le Nigéria dans le bon sens et cela dépend bien sûr aussi du leadership politique au Nigéria. On est aujourd’hui dans une situation délicate dans l’ensemble de la région ouest-africaine parce qu’on a un vrai problème de leadership politique dans beaucoup de pays. Malheureusement, il n’y a pas de solution miracle à cela. Mais à mon avis, l’animosité envers le Nigéria ne va pas résoudre le problème.

Ce qu’il faut, c’est avoir un vrai dialogue au plus haut niveau politique. Je crois qu’il faut mettre sur la table les questions les plus importantes. Pour nous, c’est notamment l’emploi des jeunes. Cela passe par la production locale. Et à mon avis, cela passe pour un pays comme le Bénin par une très bonne relation avec le Nigéria qui présente énormément d’opportunités économiques pour les plus pays qui ont des marchés beaucoup plus petits.

 

Cette situation de fermeture des frontières ne traduit-elle pas l’adage qui dit que « la raison du plus fort est la meilleure » ?

Je suis très réaliste ! Lorsqu’on travaille sur l’ensemble de la région en général et qu’on observe aussi le reste du monde, on ne peut que reconnaitre la réalité qui est que la raison du plus fort est souvent la meilleure. Mais, je crois qu’on ne peut pas se limiter à cela. Je reviens à l’importance du savoir, de l’effort de recherche et d’analyse. C’est-à-dire que les politiques économiques des pays voisins doivent être intégrées dans notre manière de penser nos réformes et nos politiques économiques. Si on veut construire une intégration sous-régionale qui ait du sens pour nos populations., cela doit passer par des discussions permanentes au plus haut niveau entre les différents Etats pour s’assurer que les priorités des plus grands Etats coïncident avec celles des plus petits Etats, ou au moins ne s’opposent pas. Je pense que c’est dans cette discussion que chaque pays va tirer son épingle du jeu. Et je ne crois pas à nouveau que le Bénin puisse gagner quoi que ce soit à se mettre dans une situation d’animosité avec le Nigéria.

 

Alors vous le savez que ce n’est pas la première fois que le Nigéria ferme ses frontières. Notamment avec le Bénin, c’est récurrent si on peut le dire ainsi. En 1985, le même Buhari avait d’ailleurs fermé les frontières. Ça n’a pas tardé, le régime de PRPB a fini par chuter parce que fragilisé par une crise sociale économique interne. Est-ce que les mêmes causes peuvent encore produire les mêmes effets dans notre contexte aujourd’hui ?

Je pense qu’on est dans un contexte qui est quand même assez différent de celui de l’époque que vous citez. Maintenant, c’est vrai que les difficultés économiques dans beaucoup de pays sont souvent un déclencheur plus immédiat de crises politiques que des mécontentements purement politiques. Donc il faut faire très attention bien sûr ! Cela peut avoir des conséquences politiques. Mais, j’espère qu’on n’en arrivera pas là parce qu’il n’est dans l’intérêt de personne dans la région aujourd’hui d’avoir un pays qui bascule dans une crise politique.

Le Bénin fait partie des rares pays en Afrique de l’Ouest qui ne connaissent pas une crise sécuritaire grave. Et je pense qu’il faut absolument éviter de basculer dans une crise politique qui soit induite par des tensions économiques avec le Nigéria.

 

Vous avez évoqué l’intégration politique en Afrique de l’Ouest. Lorsqu’on remarque bien la taille du Nigéria par rapport au Bénin qui est son voisin immédiat et en plus un pays francophone, le Nigéria peut-il influer dans le processus politique au Bénin ?

Oui, ça me semble être évident. Le Nigéria peut influer sur le processus politique au Bénin. Ce n’est pas spécifique d’ailleurs à la relation entre le Nigéria et le Bénin. C’est vrai, pour tous les pays, il faut voir la réalité en face. La réalité, c’est qu’il n’y a aucun pays qui soit totalement isolé dans la région dans laquelle il se trouve et que dans les processus politiques internes, il y a toujours, ou très souvent en tout cas, des influences extérieures. Celles des voisins mais pas seulement. On peut être aussi très éloigné d’un pays donné et avoir des influences sur son processus politique interne. Oui, le Nigéria peut influer sur l’évolution politique interne au Bénin. Mais je crois à nouveau que jusque-là, on n’a pas une puissance hégémonique nigériane qui se soit immiscée dans les affaires politiques de ses voisins.  Je crois qu’il faut préserver cela. C’est pour ça qu’il faut très vite arrêter une sorte d’escalade entre deux pays qui sont de tailles incomparables.

 

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Est-ce qu’on peut comparer aujourd’hui la situation du Nigéria et de ses voisins à celle entre les Etats-Unis et ses voisins de l’autre côté des Amériques ?

Il y a des dimensions qui sont certes comparables. Lorsque vous avez un acteur dominant, il a aussi des points de fragilité, il a aussi des besoins. Dans ce cas, je peux vous citer la relation des Etats-Unis et du Mexique par exemple.  Les Etats-Unis profitent bien de la main d’œuvre mexicaine bon marché et il y a des acteurs économiques américains qui ne sont pas du tout sur la même ligne que le président des Etats-Unis par rapport à la politique extrêmement dure à l’égard des migrants.

Je crois qu’en Afrique de l’Ouest, on a quand même quelque chose de très fort, la liberté de circulation des personnes. C’est un acquis fondamental de la CEDEAO qu’il faut préserver.  Les personnes circulent entre le Bénin et le Nigeria et ce n’est absolument pas remis en cause. Après, vous avez une fédération dont un seul Etat, l’Etat de Lagos, a une économie qui pèse plusieurs fois celle du Bénin. Cela induit un rapport de forces dont il faut être conscient.

Lorsqu’on dirige un pays, il faut être certes jaloux de sa souveraineté, mais il faut être conscient aussi des rapports de forces et faire en sorte de maintenir des relations diplomatiques qui permettent de préserver les besoins fondamentaux de chacun des pays.

 

Quand on observe ces frictions entre des pays relativement faibles et un voisin géant comme ça se passe actuellement entre le Nigéria et ses voisins, est-ce qu’on peut dire que l’économie et la géopolitique font bon ménage ?

Les deux sont intégrés. Il n’y a jamais de distinction totale à faire entre les questions géopolitiques et les questions économiques. Et encore moins maintenant à l’ère de la mondialisation, toutes les questions sont liées. Et l’économie, elle est fondamentale pour les rapports de forces politiques. Et la géographie est extrêmement importante, c’est pour ça qu’avec le Nigéria, on n’est voisin, on n’est condamné à le demeurer. Donc cela oblige nécessairement à avoir de bonnes relations. Donc bien sûr que les questions économiques sont indissociables des questions géopolitiques.

 

Quand on observe ces frictions entre des pays relativement faibles et un voisin géant comme ça se passe actuellement entre le Nigéria et ses voisins, est-ce qu’on peut dire que l’économie et la géopolitique font bon ménage ?

Les deux sont liés. Il n’y a jamais de délimitation stricte à faire entre les questions géopolitiques et les questions économiques. Et encore moins maintenant à l’ère de la mondialisation, toutes les questions sont liées. L’économie est fondamentale pour déterminer les rapports de forces politiques. Et la géographie est aussi extrêmement importante. Avec le Nigéria, on est voisin et on est condamné à le demeurer. Cela oblige à avoir de bonnes relations. Donc bien sûr que les questions économiques sont indissociables des questions géopolitiques.

Quels peuvent-être les leviers sur lesquels les pays limitrophes du Nigéria peuvent appuyer pour décanter la situation ?

Je pense qu’il faut discuter avec les autorités nigérianes. Il faut montrer qu’on fait des efforts. Les autorités nigérianes ont publiquement indiqué qu’elles avaient alerté plusieurs fois et qu’elles avaient le sentiment que les efforts suffisants n’étaient pas faits par les pays qui laissaient passer les produits importés pour la réexportation au Nigeria. Je pense qu’il faut donner des gages de bonne volonté du côté du Bénin comme du Niger également. Ensuite, il faut discuter avec le Nigéria d’une approche graduelle qui permettrait de desserrer l’étau et de reprendre les échanges tout en mettant en place des mesures qui vont réellement limiter la contrebande. Personne n’imagine qu’on puisse réduire à zéro la contrebande, mais je pense qu’il faut effectivement aller vers une réduction de cette économie de contrebande et trouver des compromis qui soient acceptables pour toutes les parties. Il faut aussi qu’on soit conscient qu’au niveau du Nigéria, il y a des enjeux politiques internes  et que le président Buhari a aussi sans doute besoin de donner des gages de son côté à des groupes d’intérêt.  Il faut tenir compte de toutes les dimensions. C’est pour cela qu’il faut investir dans la compréhension des différentes réalités et évolutions économiques, sociales, politiques et même culturelles de ces voisins.

Réalisation : Olivier Ribouis

Transcription : Ozias Hounguè & Judicaël Kpèhoun (Stag.)

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