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Bénin: enquête de Banouto sur la veille citoyenne à Cotonou

Falilatou Titi
publié le 19 janvier 2019

Dans les autres communes du Bénin, les Cellules de Participation Citoyenne (Cpc) portées par Alcrer et Social Watch offrent, en théorie, aux populations, un cadre de veille citoyenne locale. A Cotonou, capitale économique du Bénin, le contrôle citoyen de l’action publique est une autre histoire.  

Place de l'etoile rouge à cotonou Banouto met la lumière sur la veille citoyenne à Cotonou

 

La participation citoyenne est indispensable dans l’instauration d’une culture d’intégrité et de transparence dans la gestion des affaires publiques. Sans contrôle citoyen de l’action publique, il est difficile pour les gouvernants de mesurer le degré de satisfaction des populations. Depuis une dizaine d’années, on parle de cellules de participation citoyenne (Cpc) au Bénin. Et ce, dans 76 communes (de façon progressive) sur les 77 que compte le pays. Installées par le réseau Social Watch Bénin et l’Association de Lutte Contre le Racisme, l’Ethnocentrisme et le Régionalisme (Alcrer), avec le soutien du Royaume des Pays-Bas et d’autres partenaires, les Cpc ont pour principale mission de jouer le rôle de veille et d’éveil des citoyens sur la gestion des élus locaux, communaux et municipaux.

Elles ont alors pour objectif de contribuer au renforcement d’une culture d’implication des citoyens dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des politiques publiques inclusives au niveau local, sans oublier l’amélioration de la prestation de services aux citoyens par l’administration locale.

Incitation 

La pratique de la participation citoyenne au niveau décentralisé semble prendre dans les 76 communes qui disposent d’une Cpc. Même si le fonctionnement de ces cellules est problématique et les résultats en déca des attentes comme à Abomey-Calavi (Lire ici notre enquête publiée en juillet 2018), en théorie, il existe néanmoins un cadre pour inciter les populations à contrôler l’action publique locale. Si à Abomey-Calavi, Parakou, Ouassa Pehunco, Copargo, Allada, à Lokossa, à Sô-Ava ou encore à Zagnanado, ce mécanisme existe, tel n’est pas le cas à Cotonou. Plusieurs responsables de Alcrer et Social Watch soutiennent qu’«aucun projet ne prend en compte Cotonou parce que les partenaires techniques et financiers estiment que c’est une commune déjà développée».  

En l’absence d’une CPC, que se passe-t-il à Cotonou en matière de contrôle citoyen de l’action publique ? Existe-t-il un autre cadre ou un autre mécanisme de participation citoyenne ? Si oui, comment fonctionne-t-il ? Sinon, pourquoi ? Les relations entre les élus locaux et les acteurs de la société civile constituent une problématique de la veille citoyenne décentralisée au Bénin. A Cotonou, comment politiques et acteurs de la société se perçoivent-ils ?  Qu’est-ce qui explique le mutisme des organisations de la société civile (Osc) de Cotonou avant et après la révocation de l’ancien maire Léhady Soglo? Banouto vous répond à travers une enquête réalisée courant octobre-décembre 2018. Lumière, à partir du lundi 21 janvier 2019, à travers un feuilleton de six articles, l’état de la veille citoyenne décentralisée dans la capitale économique du Bénin.


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