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Fermeture des frontières nigérianes (3/7): ananas et tomates en détresse au Bénin

Reliou Koubakin (Coll)
publié le Jan 9, 2020

Depuis le 20 août, date de la fermeture des frontières du Nigeria avec ses voisins dans le cadre d’une opération de lutte contre la criminalité transfrontalière et la contrebande, plusieurs produits en provenance du Bénin n’inondent plus le marché nigérian. Et ce, au grand dam des acteurs de productions locales des filières ananas et tomates où les pertes sont évaluées à des centaines de millions de francs CFA. Reportage.

tomate La fermeture des frontières nigérianes impacte négativement les filières tomates et ananas au Bénin

 

Le dos courbé, Gaston Akondé arrache les mauvaises herbes de l’ananeraie de son congénère Nicolas Bossa, située dans le village de Yèvi, (arrondissement de Tangbo, commune de Zè), à une cinquantaine de kilomètres de Cotonou. Bottes aux pieds, Akondé, président de l’association des grands producteurs d’ananas du Bénin (AGEPAB), accuse le coup depuis la fermeture des frontières. « Ce sont les transformateurs d’ananas en jus qui font de bonnes affaires parce qu’il n’y a pas un lieu où écouler l’ananas», se lamente-t-il.

Le recours aux producteurs locaux de jus de fruit est la solution adoptée par les membres de l’association qu’il préside au risque de voir l’ananas pourrir. Il dit qu’ils sont obligés de remettre à  crédit leurs récoltes à ces transformateurs d’ananas, quitte à se faire payer plus tard s’ils sont chanceux. Conséquence, les affaires tournent au ralenti, conclut Gaston Akondé. 

La putréfaction

Plus de 75% de la production des membres de l’AGEPAB étaient écoulés vers le Nigéria. « Honnêtement, nous avons perdu au moins 200 millions de francs CFA depuis que la

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