Bénin: la stratégie Talon pour les législatives 2019

Yao Hervé Kingbêwé
publié le 28 novembre 2017

Désormais décidé à faire de la politique, le président béninois, Patrice Talon, entend renforcer sa mainmise sur l’Assemblée nationale lors des prochaines élections législations prévues pour 2019. Et ce pour cela, le camp du chef de l’Etat a déjà défini sa stratégie.

patrice-talon Patrice Talon, le chef de l'Etat  veut renforcer son hégémonie sur le Parlement

Les législatives prochaines au Bénin c’est dans plus d’un an mais dans le camp du président Talon on s’active déjà. Engagé dans le champ politique depuis l’échec de son projet de loi constitutionnelle, le chef de l’Etat béninois veut renforcer son hégémonie à l’Assemblée nationale et travaille déjà, à en croire plusieurs sources, dans ce sens avec une stratégie bien claire. Selon des sources rapportées par Jeune Afrique, la stratégie du pouvoir Talon repose sur le Bloc de la majorité parlementaire (BMP). Composé de 60 députés de différentes obédiences politiques et soutenant les actions du régime, le BMP est le premier élément sur lequel le président Talon veut compter pour les législatives de2019. Ce bloc, à croire Jeune Afrique, a reçu début novembre des instructions du pouvoir à « commencer à préparer les législatives de 2019 ». Aussi, le pouvoir souhaiterait que cette première bataille électorale avant la présidentielle de 2021, les députés membres du BMP restent « groupés » et ne forment qu’ « une ou deux listes ». Le président de la République qui discutait avec sa majorité à l’Assemblée nationale par l’entremise d’autres députés et son bras droit Olivier Boko devrait revoir les choses et faire désigner des représentants.

Deux réformes majeures

Si le BMP est le principal pilier de la stratégie Talon pour 2019, on évoque également deux réformes. Le président de la République envisagerait, et ce, toujours dans le sens des législatives à venir de faire passer à l’Assemblée courant le premier semestre de l’année 2018 un projet de loi pour modifier la charte des partis politiques. Le chef de l’Etat entend également toucher la loi électorale. « Le but étant de favoriser le regroupement de la myriade de partis existant aujourd’hui (environ 150) et de s’assurer que ceux qui survivront  auront une base représentative », apprend Jeune Afrique. Ces deux réformes pourraient également avoir comme conséquence, l’affaiblissement de l’opposition. Toute chose qui pourrait laisser le champ libre au président Talon qui, après avoir promis pendant la campagne électorale de ne faire qu’un seul mandat, veut désormais « aviser » en 2021.

 

 

 

 

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