POLITIQUE 1 Commentaire

Bénin Révision/Constitution : pas question d’abandonner selon Robert Gbian

Falilatou Titi
publié le 6 juillet 2018

Le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian parle d’une avancée démocratique après le blocage du projet d’amendement de la constitution du 11 décembre 1990. Il était au micro de la radio Océan Fm.

robert-gbian Robert Gbian, 2è Vice-président de l'Assemblée Nationale

« On vient de faire un grand pas dans la démocratie » a déclaré le député Robert Gbian, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale. Ce jeudi 5 juillet 2018, les députés étaient en plénière pour examiner et accepter ou non le projet d’amendement de la constitution. Après plusieurs heures de discussion, la représentation nationale a, dans un premier temps, favorablement voté la prise en considération du projet avec 62 voix pour, 19 contre et une abstention. Une fois le projet reçu,  il est revenu aux députés de passer au vote pour déterminer si l’amendement s’adopte au niveau du parlement ou si un référendum sera nécessaire. Pour passer sans recours au référendum, le projet doit recueillir les 4/5, soit 66 députés. Mais après le vote le quorum n’est pas atteint. Au lieu de 66 députés, ce sont 62 qui ont voté pour. Le projet a été bloqué par les  députés qui renvoient les révisionnistes à une consultation populaire.

A la sortie de la plénière le deuxième vice-président de la majorité s’est dit satisfait. Pour Robert Gbian, le fait d’avoir pris en considération le projet est une avancée. Même si le projet a été finalement bloqué, il ne semble pas s’inquiéter, car il compte sur le référendum. « Ça a abouti à un référendum, ce qui n’est pas une mauvaise chose. Là on va avoir l’avis réel du peuple. Donc le référendum c’est la manifestation de la démocratie », a-t-il affirmé au micro des confrères de radio Océan. 

Est-ce que l’autre option ce n’est pas aussi d’abandonner le projet tout simplement ? « Non ! Pourquoi abandonner ? Quand même, mais la constitution a prévu tous les cas, pourquoi vous voulez qu’on abandonne ? » répond Robert Gbian, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale et député membre du Bloc de la Majorité Parlementaire (BPM), porteur du projet d’amendement de la révision du 11 décembre 1990.


  • Aviti
    il y a 2 mois

    Quand Satan décide de perdre quelqu'un, il n'y a rien à faire. Il commence par lui enlever tout sens de discernement et l'intéressé fonce, tête baissée, dans le gouffre! Qu'Allah le Miséricordieux nous en préserve!