POLITIQUE 1 Commentaire

Bénin-Révision /Constitution: le reproche de l’ex-ministre Gustave Sonon à l’opposition

Yao Hervé Kingbêwé
publié le 8 juillet 2018

L’ex-ministre Gustave Sonon était invité ce dimanche 8 juillet 2018 sur l’émission dominicale ''90 minutes pour convaincre'' de la radio nationale. Appelé à opiner sur l’examen par le parlement de la proposition d’amendement constitutionnel, il a fait un reproche à la minorité parlementaire.

gustve-sonon Gustave Depo Sonon, ex-ministre des Transports

L’attitude jeudi 5 juillet dernier de la minorité parlementaire lors de l’examen par l’Assemblée nationale de la proposition d’amendement constitutionnel n’est pas exempte de tout reproche. C’est qu’il ressort de l’intervention de Gustave Sonon, ancien ministre des Transports sous le régime du président Boni Yayi ce dimanche 8 juillet 2018 sur la radio nationale.

 Invité à opiner sur le blocage par le parlement de la proposition d’amendement de la constitution du 11 décembre 1990, Gustave Sonon a en effet eu à redire sur le comportement des élus du peuple membres de la minorité parlementaire. « Je suis gêné. Ils auraient pu amender (la proposition Ndlr) », a déclaré le ministre Sonon. « Ce qui a choqué et le point le plus important c’est de dire que quelque chose est cachée », a fait savoir Gustave Sonon.

Pour l’ancien ministre, même s’il est  « vrai que l’homme politique parle généralement en parabole et il faut décoder pour comprendre », les députés de la minorité parlementaire auraient pu amender le texte pour évacuer les points sur lesquels les deux parties sont d’accord. « Lorsque les gens ont des idées, ce n’est pas la peine de chercher à combattre inutilement. Il faut chercher à connaître les raisons pour lesquelles les gens ont émis ces idées et voir quelle amélioration on peut faire », a-t-il a poursuivi.

La proposition d’amendement constitutionnel visait à intégrer quatre modifications dans la loi fondamentale à savoir la question de la représentativité des femmes aux postes politiques, l’abolition de la peine de mort, l’institutionnalisation de la Cour des comptes et l’alignement et le regroupage des mandats du président de la République et des députés.

A en croire Gustave Sonon, les trois premiers points ne posent aucun problème. Le point sur l’alignement et le regroupage des mandats du président de la République et des députés par contre divise la mouvance et l’opposition à l’Assemblée nationale. Il estime donc que cette question aurait pu être extirpée de la proposition d’amendement afin de permettre de régler ces problèmes.


  • Benoite Makou
    il y a 4 mois

    C'est une remarque sensée....