Bénin-Politique :Yayi ne recevra pas des coups du député Abimbola

Olivier Ribouis
publié le 10 octobre 2018

En dépit de son allégeance à Patrice Talon, le député Jean Michel Abimbola a affirmé qu’il ne s’en prendra pas à son ex-patron, l’ancien Président Boni Yayi dans la bataille politique qui s’annonce rude au Bénin.

jean-michel-abimbola Jean Michel Abimbola

Pour Jean Michel Abimbola, un Président de la République, ça se respecte même s’il est ancien. L’ex-ministre de Boni Yayi n’est pas prêt à s’attaquer à son ancien patron à qui il a tourné dos pour rejoindre le camp de Patrice Talon. C’est sur la télévision nationale ORTB qu’il l’a fait savoir lors de son passage sur l’émission « L’Invité du Dimanche ».

« Le Président Boni Yayi descend dans l’arène politique et se retrouve dans une situation où il prend des coups qu’on ne devrait pas lui donner. Pour ma part, je ne donnerai jamais de coups au Président Boni Yayi », a déclaré, selon BWT, le député qui n’est visiblement pas d’accord avec la méthode de certains de ses compères du Bloc de la majorité présidentielle (BMP), allié du Président Patrice Talon. 

Jean Michel Abimbola trouve des détracteurs de l’ex-chef d’Etat béninois usent de « propos de caniveaux » dans leurs attaques contre lui. Et, ça, il n’est pas prêt à le faire pour une raison ou une autre. « Il (Boni Yayi) prend le risque de prendre des propos de caniveaux mais ne comptez pas sur moi pour cela », s’est fait clair, le député pro-Talon rapporté par la même source.

Très actif et critique envers son successeur, Boni Yayi annoncé comme candidat à la prochaine élection législative de 2019, est le Président d’honneur des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE).


  • MAELLE
    il y a 12 jours

    Je l'ai également suivi et je disais personnellement que c'est une bonne leçon qu'il venait de donner. La démocratie, c'est le respect de l'autorité. Quand on a des idéaux, on n'a pas besoin d'injurier, d'attaquer inutilement avant de gagner le terrain politique.

  • Saliou
    il y a 12 jours

    Honorable GBADASSI doit suivre les pas de son collègue. C'est ça la sagesse.