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Contentieux-Législatives 2019: colère de Djogbénou contre l’opposition béninoise

Gildas Salomon
publié le 23 janvier 2019

Séance d’échange entre les forces de l’opposition et les membres de la cour constitutionnelle. La rencontre qui a eu lieu ce mercredi 23 janvier 2019, a porté sur certaines dispositions du code électoral.

joseph djogbénou président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle offusqué par une démarche de l'opposition béninoise dans le cadre des législatives du 28 avril 2019

 

L’opposition béninoise veut comprendre avant d’agir.  Sur leur demande, des forces politiques de l’opposition ont échangé ce mercredi 23 janvier 2019 avec la Cour constitutionnelle dans le cadre des élections législatives du 28 avril 2019.  Au cœur de cette séance, la clarification de certaines dispositions du code électoral. Pour ce faire, il est revenu à Joël Hervé Ajavon, délégué général du parti Union Social Libérale, d’adresser à la cour de Djogbénou leurs préoccupations. « Quelle interprétation faite-vous  des dispositions de l’article 242 du code électoral relatif à l’attribution des sièges ? Quels sont les documents dont il faut disposer en cas de contestation ou réclamation des résultats ? Si les représentants des partis ne sont pas autorisés à signer les procès comment peuvent-ils  signaler les irrégularités constatées et constituer les preuves de recours ? Qu’est-ce qui arrivera à un candidat qui a demandé son quitus fiscal à temps ne l’obtient pas avant le dépôt du dossier ? » a interrogé Joël Hervé Ajavon.

«Pourquoi ce serait la Cour constitutionnelle qui va réunir les partis politiques, pourquoi ce serait nous qui allons vous dire dans un cadre qui n’est pas approprié, l’interprétation que nous aurions de l’article 242 du code électoral», s’est offusqué le professeur Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, cité par la radio nationale (ORTB) dans son édition du journal de 13 h ce 23 janvier 2019. «Même si vous ne faites pas confiance à une institution du pays, il appartient à l’institution de tout faire pour se faire à la fois respecter, se rendre crédible. Dans tous les cas, nous rentrons dans la phase électorale, la Cour prendra sa part et si elle est saisie et si elle apprécie l’opportunité d’intervenir  dans un sens comme dans un autre, elle le fera», a-t-il précisé.

Notons qu’au Bénin, la Cour constitutionnelle compte parmi ses prérogatives la proclamation des résultats définitifs des élections législatives. Elle est, dans la même logique, juge du contentieux électoral.

 


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