POLITIQUE 1 Commentaire

Bénin/Législatives 2019 : le rêve brisé de l’opposition à Talon

Yao Hervé Kingbêwé
publié le 27 janvier 2019

Les partis Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et Union sociale libérale (USL) n’ont pu s’entendre un certain nombre de points faisant voler en éclat le rêve d’une liste unique contre Talon lors des législatives d’avril 2019.

ajavon-yayi Ajavon et Yayi ne s'accordent pas sur les conditions d'une liste unique

Les carottes sont cuites. Il n’y aura pas de liste unique de l’opposition au régime du président Talon aux prochaines élections législatives d’avril 2019. Les partis de l’opposition, malgré la volonté affichée, n’ont pu s’entendre sur certains points pour la constitution d’une liste unique à présenter lors de cette consultation électorale. Le parti Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE) de l’ancien président Boni Yayi et l’Union sociale libérale (USL) fondée par l’homme d’affaires et homme politique Sébastien Ajavon, n’ont pu trouver un point d’accord pour aller aux législatives sur une même liste.

Trois principaux points ont conduit à l’échec de la constitution de la liste unique de l’opposition, selon des informations rapportées par des sources. La première raison de l’échec est relative à la mésentente autour de la « locomotive ». Le parti FCBE et l’USL voulaient tous deux conduire la liste unique. Fin décembre 2018, lors de congrès de mise en conformité, le parti de l’ancien président Yayi a déclaré sa volonté de porter la liste de l’opposition avec « toutes les concessions possibles ». Quelques semaines plus tôt, le parti de l’homme d’affaires aujourd’hui exilé en France affichait les mêmes intentions. Après plusieurs négociations, aucun des deux partis n’a lâché du lest. Cela, d’autant plus que, pour cette liste unique, il aurait fallu qu’un parti disparaisse au profit de l’autre.

Le second motif de l’échec des négociations au sein de l’opposition, c’est la question du positionnement sur la liste unique de candidature. Arrivé troisième à la dernière présidentielle, Sébastien Ajavon réclame pour son parti un grand nombre de têtes de liste. Selon Jeune Afrique, l’homme d’affaires exigerait une quarantaine de têtes de liste.

L’autre pomme de discorde, le financement de la campagne. Selon nos informations, le parti USL souhaitait voir de la part de ses camarades de l’opposition, une plus grande implication financière pour la campagne électorale. Ce que les autres partis ne semblaient montrer.  

Avec ces discordes, le rêve d’une liste unique de l’opposition s’est brisé. Reste maintenant à savoir si avec deux listes, elle pourra réaliser son principal rêve : celui de priver Patrice Talon d’une majorité à la huitième législature de l’Assemblée nationale.


  • A.rigobert
    il y a 6 mois

    La liste unique n'arrangent pas l'opposition. Ce serait mieux d'être unique a l'intérieur de l'Assemblée.