POLITIQUE 1 Commentaire

Bénin/Quitus fiscal: Boni Yayi, «lorsqu’on est citoyen, il faut payer ses impôts»

Léonce Gamai
publié le 19 février 2019

Lors d’une sortie médiatique de l’opposition béninoise, lundi 18 février à Cotonou, sur l’organisation des élections législatives d’avril 2019, l’ancien chef d’Etat, Boni Yayi s’est prononcé sur la question du quitus fiscal.

boni yayi donne sa position sur le quitus fiscal Boni Yayi n'est pas totalement contre le quitus fiscal

 

Boni Yayi n’est pas foncièrement contre le quitus fiscal ; cette preuve du paiement des impôts des trois dernières années exigée aux candidats aux législatives du 28 avril 2019 par le code électoral. L’ancien chef d’Etat béninois (2006-2016) a plutôt une position nuancée sur la question. Il l’a fait savoir lundi 18 février 2019 à Cotonou, lors d’une conférence de presse de dénonciation du processus d’organisation des prochaines législatives par l’opposition.

«Franchement parlant, je ne suis pas là pour encourager les compatriotes à perdre leur sens du respect de leurs devoirs, leurs obligations en matière de paiement d’impôts», a d’entrée prévenu le président d’honneur du parti d’opposition Forces cauris pour une Bénin émergent (Fcbe). «Lorsqu’on est citoyen, il faut payer ses impôts et ses obligations et en même temps ce qui permet de demander ses droits et de vérifier l’utilisation des ressources (…) C’est bien que nous fassions partie des nations modèles où les citoyens s’acquittent de leurs impôts.», soutient Boni Yayi. L’ancien chef d’Etat estime tout de même que les «prélèvements obligatoires commencent à peser énormément sur le revenu disponible, déjà maigre de nos chers concitoyens.» Il déplore aussi l’absence de précision du code électoral sur les différents types d’impôts à prendre en compte dans la délivrance du quitus fiscal.

«Cette question de quitus fiscal frappe l’impôt foncier, l’impôt sur les salaires- il faut être honnête, les salariés qui sont à moins de 50 mille, n’en sont pas soumis- la TVM, donc je viens sur les véhicules, l’impôt sur les sociétés privées, relève l’ancien président de la république.  Je me pose la question de savoir si tout ceci était pris en compte au niveau du code électoral. Ça moi je ne le savais pas. Les impôts sur les sociétés privées, je vous laisse le soin d’en apprécier. S’ils sont confondus, si quelqu’un est actionnaire, dirigeants, il y a un débat à ce niveau. Mais j’attire l’attention des uns et des autres que ce n’était pas clair.»

Autre grief de l’ancien président, la centralisation des opérations de délivrance de quitus fiscal au niveau de la direction générale des impôts où seuls le directeur général et son adjoint sont habiletés à signer le document. «Vous avez des régies partout, sur toute l’étendue du territoire national. Ce n’est même pas centralisé. C’est le flou. Des gens sont là, on les appelle pour dire qu’ils ont une parcelle quelque part, et toutes ces informations les surprennent», fait constater Boni Yayi. Qui en déduit «un problème de cohérence de gestion et de gouvernance.»


  • johson
    il y a 1 mois

    Moi je ne trouve aucun problème car quand un président vous nomme, il ne vous dit pas de voler ni de commettre des impairs, faites bien votre travail de façon assidu et sans faille. Ceci en vaut pour les anciens collaborateurs de Yayi que de Talon et ceux qui viendront après