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Bénin-Législatives 2019 : Talon donne une note d’espoir à Me Robert Dossou

Falilatou Titi
publié le 10 mars 2019

La dernière rencontre entre le Chef d’Etat, Patrice Talon et la classe politique, dans le cadre des élections législatives du 28 avril, rassure l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Me Robert Dossou.

robert-dossou Robert Dossou, ancien président de la Cour constitutionnelle

Rencontre entre le Chef d’Etat et la classe politique en prélude aux élections législatives du 28 avril 2019. Me Robert Dossou y voit une porte de sortie. L’ancien président de la cour constitutionnelle du Bénin se dit heureux d’entendre parler de paix, dans les conclusions de cette rencontre. « J’ai été rempli d’espérance par les propos du chef de l’Etat la dernière fois qu’il a rencontré les partis politiques qui ont répondu présents à son rendez-vous », a-t-il déclaré sur ESAE TV.

Le mercredi 6 mars 2019, le Président de la République a échangé avec la classe politique, suite à la publication des partis retenus pour les prochaines législatives. Après avoir examiné sept dossiers de candidatures, seulement les deux blocs de la mouvance présidentielle ont satisfait les exigences de la loi selon la Commission électorale nationale autonome (CENA). Ainsi, aucune force politique de l’opposition n’est en lice. Une situation qui a créé un tôlé au sein de l’opinion. Pour calmer les esprits et trouver une issue, le Chef de l’Etat a convié la classe politique à une réunion au Palais de la présidence.

Le but de la rencontre était de se concerter pour trouver une solution afin que tous les partis politiques qui aspirent participer à ces élections puissent le faire. Entre autres décisions, le Chef d’Etat à demander au parlement de se réunir en session extraordinaire pour examiner et proposer des mesures afin d’assouplir certaines dispositions contenues dans les nouvelles lois électorales.

Pour l’ancien juge constitutionnel, la démocratie repose sur des « lois intelligibles ». Plusieurs études, fait savoir le juriste, montrent que  « l’abondance des lois pervertit la loi ». Me Dossou ne conçoit pas que des lois importantes se succèdent dans la précipitation, en en l’espace de quelques temps. « Je me suis toujours opposé à cela », martèle-t-il.

Compréhension et adhésion 

Comme si c’était hier, le juriste se souvient de ses positions lors de la période révolutionnaire au Bénin. A l’époque, explique-t-il, il fallait prendre des mesures pour mettre fin à une situation, mais selon lui, il fallait aller pas à pas. « Le pays nous appartient. Si nous voulons arranger quelque chose, ce n’est pas dans la précipitation. Personne ne nous contraint à faire ça en urgence. Nous pouvons très bien prendre le temps, faire en sorte que chaque nouvelle loi qui est votée, soit accompagnée d’une opinion de compréhension et d’adhésion ». Pour lui, s’il n’y pas ce préalable, beaucoup de choses peuvent arriver.

Selon Me Dossou, « cela veut dire que nous avons perdu de vue l’élément fondamental dégagé par la Conférence nationale qui est le consensus ». C’est pourquoi il se réjouit de la rencontre entre le Chef de l’Etat et la classe politique. L’ancien président de la plus haute juridiction pense que par cette rencontre, le Président Patrice Talon a remis en vigueur le consensus. Toutefois, fait-il remarquer, ce consensus doit interdire les exclusions. « Si nous cumulons exclusions sur exclusions, nous cumulons frustrations sur frustrations et frustrations sur frustrations équivaut à une bombe qui va éclater au visage de chacun à un moment donné », prévient-il.


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