POLITIQUE 1 Commentaire

Bénin-militarisation de la maison de Boni Yayi : l’opposition parle d'«état de siège »

Falilatou Titi
publié le 13 mai 2019

Les forces de l’opposition béninoise condamnent la présence des forces de l’ordre dans les rues du domicile de l’ancien Chef d’Etat Boni Yayi. Elles l’ont fait savoir ce lundi 13 mai 2019, lors d’un point de presse.

siege-resistance Les opposants au siège de la Résistance

Le gouvernement béninois soumet l’ex-président Boni Yayi à une torture. C’est du moins ce que disent les forces de l’opposition au régime du Président Patrice Talon. Lors d’un point de presse au siège de la Résistance à Cotonou, elles ont dénoncé « l’état de siège » observé devant le domicile de l’ancien président de la République. « On le soumet à une torture morale. Et on sait tous que la torture est un crime », a déploré Eric Houndété, 1er vice-président de l’assemblée nationale et acteur de l’opposition.

Selon le parlementaire, la présence des forces de sécurité dans plusieurs rues, au quartier Cadjèhoun où se trouve le domicile de Boni Yayi, viole les libertés les élémentaires du prédécesseur de Patrice Talon. « Nul n'est sans savoir qu'il lui est refusé de recevoir la visite de son médecin, de son avocat, de ses amis. On aurait même appris que personne ne doit entrer ni sortir de cette maison », se désole Eric Houndété.

Entouré d’autres acteurs de l’opposition tel que le député Nourénou Atchadé des Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), le député Guy Mitokpè, secrétaire général du parti Restaurer l’Espoir et son adjointe Félicité Akueson, le 1er vice-président du parlement sortant ont demandé au gouvernement de mettre fin à cet Etat de siège, qui menace la quiétude de Boni Yayi et des populations de son voisinage. « Nous dénonçons cet état de chose et nous appelons le gouvernement à arrêter tout cela », a-t-il martelé.

Depuis le 1er mai 2019, les parages du domicile de l’ancien Chef d’Etat béninois sont encerclés par les éléments de la police républicaine. Une présence policière qui a suscité dans le rang des populations des protestations parce qu’elles auraient entendu l’idée d’une tentative d’arrestation de l’ancien Président. Dans ces manifestations, a laissé entendre l’opposition le 3 mai, au moins 7 personnes ont trouvé la mort et plusieurs autres blessées. Depuis cette date à ce jour, le dispositif sécuritaire est désormais renforcé d’abord avec la présence des militaires et ensuite celle des policiers dans plusieurs rues du quartier Cadjèhoun barricadées.


  • Fracasse
    il y a 3 mois

    Qu'ils foutent le camp, cette bande de cancres!!! Les droits les plus élémentaires d'un criminel fût-il ancien président, ne sont pas au-dessus des vies des citoyens qu'il instrumentalise et manipule à volonté moyennant espèces sonnantes et trébuchantes.