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Bénin-Violences postélectorales: FCBE, le parti de Yayi, condamne la déclaration des têtes couronnées

Falilatou Titi
publié le 16 mai 2019

Le parti Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) fustige la déclaration des chefs traditionnels suite aux violences enregistrées dans le cadre des élections législatives du 28 avril 2019 au Bénin. Le parti a fait un point de presse dans la soirée du 15 mai 2019 à son siège à Cotonou.

fcbe Des responsables FCBE face à la presse mercredi 15 mai 2019 au siège du parti, à Cotonou

 

«Les têtes couronnées et les autorités religieuses sont en déphasage avec le peuple béninois dont elles sont censées être garantes des traditions.» C’est ce que pense le parti de l’opposition Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE). Selon la famille politique de l’ex-président Boni Yayi, la déclaration des chefs traditionnels du septentrion, le samedi 11 mai 2019, a été commanditée. «Nos têtes couronnées et dignitaires religieux ont été achetés. Ils ont lu un texte qu’on leur a écrit», a accusé Alassane Tigri, 4e secrétaire exécutif national du bureau politique du parti FCBE.

«Elles ont condamné sans ambages l’opposition comme instigatrice de violence et d’incitation des populations aux actes de vandalisme », poursuit  Alassane Tigri. Mieux, le parti d’opposition pense que les chefs traditionnels ont manqué d’impartialité. « Ces têtes couronnées et autorités religieuses ont même au regard de la gravité des faits invité le pouvoir à sévir avec une rigueur extrême : cette réaction dénuée de retenue de la part d’autorités morales normalement enclines à la prudence, l’impartialité et à la sagesse nous a amenés à penser et éberlués, qu’elles se sont laissées tromper», font constater les verts cauris. Le parti soutient que l’instigateur de la sortie de ces autorités morales  à son objectif précis: «ternir l’image de l’opposition ».

Après avoir déploré la position des chefs traditionnels, le parti de Boni Yayi leur demande d’agir autrement. «Pour votre crédibilité, le parti FCBE vous exhorte à écouter toute les tendances avant de prendre position. Le peuple vous observe, prenez vos responsabilités car lui prend toujours les siennes», a martelé Alassane Tigri. 

Pour finir, le parti, à l’instar de toute l’opposition dit ne pas connaître la «légalité ni la légitimité des 83 personnes nommée par le président Patrice Talon, rejetées à 90% ». A l’en croire, la huitième législature qui sera installée le jeudi 16 mai 2019, ne peut « en aucun cas » représenter la nation béninoise.


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