POLITIQUE 1 Commentaire

Bénin : réaction de Tévoédjrè après des diatribes contre Boni Yayi et Nicéphore Soglo

Yao Hervé Kingbêwé
publié le 25 juin 2019

Dans une déclaration en date du 22 juin, Albert Tévoédjrè s’est dit « surpris » par la réaction de « certains frères » contre les anciens présidents Boni Yayi et Nicéphore Soglo dans la crise postélectorale au Bénin.

albert-tevoedjre Albert Tévoédjrè, ex-médiateur de la République s'exprime

Albert Tévoédjrè est stupéfait, notamment quant à la réaction de certains anciens collaborateurs des ex-présidents Boni Yayi et Nicéphore Soglo dans la crise que connaît le Bénin depuis les élections législatives du 28 avril 2019. L’ancien médiateur de la République du Bénin, dans une déclaration en date du 22 juin 2019, s’est dit « surpris » par les « diatribes » de certains « frères, pourtant partenaires de réflexions, conclusions et conséquences politiques de la Conférence nationale » contre les anciens dirigeants béninois Boni Yayi et Nicéphore Soglo « à qui ils doivent néanmoins leur ascension politique au niveau national et régional ».

Leaders de l’opposition au régime du président Patrice Talon, les anciens chefs d’Etat Boni Yayi et Nicéphore Soglo sont considérés par certains anciens collaborateurs comme les principaux auteurs de la crise postélectorale dans laquelle se trouve le pays.

Dans une lettre ouverte qu’ils lui ont adressée, les anciens collaborateurs du président Nicéphore Soglo l’accusent ainsi que l’ex-chef de l’Etat Boni Yayi d’avoir posé « une succession d’actes répréhensibles et attentatoires à l’ordre républicain et à la paix civile » au lendemain de l’exclusion des partis d’opposition des élections législatives pour n’avoir pas su se conformer aux nouvelles lois électorales.

Pour les auteurs de la lettre, les anciens présidents Soglo et Yayi ont « franchi le rubicon ». Ceci, en appelant à une intervention étrangère dans la crise politique au Bénin.

Des lauriers à Talon

Dans cette crise politique née depuis le 28 avril 2019, suite à des violences à Cotonou les 1er et 2 mai, le domicile de l’ancien président Boni Yayi a été militarisé. L’état de siège a été levé samedi 22 juin après la médiation de plusieurs chefs d’Etat de la sous-région ouest-africaine et de l’Afrique centrale, et des cadres et notables de Tchaourou, localité d’origine de l’ex-président Boni Yayi, et de commune de Savè.

Saluant la démarche des personnes intervenues, l’ex-médiateur de la République a dit sa reconnaissance au président Patrice Talon. « On doit honnêtement remercier le président de la République Patrice Talon », a déclaré Albert Tévoédjrè. Le Frère Melchior comme on l’appelle a invité les  Béninois à travailler et à prier par le juste chemin du vrai dialogue.

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  • Sourou
    il y a 4 mois

    Que l'esprit saint vous guide chaque jour afin que vous intervenez sagement comme cette fois ci car non pour vous.blâmer sachez que tous ceux qui ont pros part à la gestion du parys à 97% n'ont pas réussi à sortir notre pays de l'ornière. Je sais que ce n'est pas facile mais ils ont plus tété que d'apporter des solutions durablesréelles aux problèmes quotidiens des populations.la politique rien que la politique.je nous propose un sincère repenti et une forte et sincère volonté à contribuer au bien être du pays.faites un petit tour chez le petit Faure il est ambitieux et veut laisser des traces mes conseils c'est éviter de mettre l'huile sur le feu des qu'un problème survient:il y a toujours une solution quelque part et rien n'est éternel tout bouge.tout peut arriver rien n'est certain. il faut s'asseoir et dialoguer.voila.Chacun est libre de s'exprimer mais je constate qu''il y a plus de rumeurs que de vérités ce qui rend ce peuple aigri,haineux jaloux et prêt à détruire des qu'un petit problème survient.la paix la démocratie la conférence nationales etc..ne sont des fins en soi.Progressons dans la joie et non dans le stress permanent.que dieu bénisse notre peuple qui souffre mais ne perd pas espoir.ce que je viens de lire de me Albert Tevoedjrè devrait être le minimum raisonnable qu'ecriront nos hommes politiques qui savent que ce n'est pas facile de bien gouverner.