Bénin/Crise postélectorale: la Cour africaine rejette une plainte de Boni Yayi contre l’Etat

Léonce Gamai
publié le 11 août 2019

La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples a rendu une décision dans une plainte de l’ex-président Boni Yayi contre l’Etat béninois.

thomas boni yayi Thomas Boni Yayi

 

Affaire Thomas Boni Yayi contre l’Etat béninois devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Suite aux évènements des 1er et 2 mai 2019 à Cotonou, puis les mesures sécuritaires et  judiciaires ayant suivi, l’ex-chef d’Etat  a saisi la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, basée à Arusha, Tanzanie. Dans une décision rendue le 08 août 2019 dont Banouto a eu copie, la juridiction africaine déboute l’ancien président.

Dans la plainte déposée le 11 juin, Boni Yayi, représenté par Me Renaud Agbodjo, avocat au barreau du Bénin, revient sur des événements de la vie politique béninoise depuis les élections législatives controversées du 28 avril, tenues sans l’opposition. Il expose notamment sa supposée arrestation manquée à son domicile de Cadjèhoun, les soulèvements des populations, le déploiement des militaires, sa mise sous surveillance policière, sa plainte devant la Cour de justice de la CEDEAO, l’arrestation de manifestants des 1er et 2 mai par la police, la procédure judiciaire à leur encontre, son audition manquée par le juge d’instruction, la levée du dispositif sécuritaire autour de son domicile,  puis son départ du Bénin  pour raison médicale.

Le président d’honneur du parti FCBE (opposition), soutient que pendant cette période, l’Etat béninois a violé plusieurs de ses droits, pourtant garantis par des instruments internationaux auxquels le Bénin est partie. Il cite le droit à la vie et à l’intégrité physique de la personne humaine, le droit à la liberté de manifestation et de réunion, le droit à la liberté d’expression, le droit d’être jugé dans un délai raisonnable. L’ancien chef d’Etat demande alors à la Cour d’ordonner qu’il soit sursis à tout acte de poursuite, d’instruction et de jugement contre l’ex-député Guy Mitokpè et les personnes cités dans l’affaire des soulèvements de Cadjèhoun, la remise en liberté des «manifestants détenus arbitrairement» jusqu’à la décision sur le fond de sa requête et la levée des obstacles à sa liberté de circulation.

A l’unanimité, constituée de 11 juges, « la Cour décide de ne pas accorder les mesures», lit-on dans l’ordonnance portant mesures provisoires rendue le 08 août 2019. Dans le dossier, l’Etat béninois est représenté par Mme Irène Aclombessi, Agent Judiciaire du Trésor.


  • Rodolpho
    il y a 3 mois

    Merci à la Cour Africaine pour ce verdict! Ce mécréant qui se crois tout permis! Yayi fait honte en son temps même de simples meeting on ne peut tenir! que si cela lui plait ou si tout simplement c'est pour faire son éloge ! Il va télé guider des casses des tueries, organise une désobéissance contre l'État, fait incendier des édifices publics et privés et vient nous parler de ses droits et des siens qui seraient violés ! C'est quoi cette méchanceté ? Un obsédé de pouvoir !!!

  • Domm
    il y a 3 mois

    Salut RODOLPHO.Es-tu de quelle nationalité? Sache qu'aucune autorité ne peut jamais télé guider ou organiser des violences dans son pays. Yayi est un homme de Dieu sinon,Talon serait déjà oublié.Si tu étais à la de Yayi,tu porterais la meme plainte après etre enquestré dans ton propre logement durant 52 jours,arreter tous tes garde-corps,ton infirmier et par méchanceté,déposer un certain et fameux conteneur devant ta maison.Le peuple observe à nouveau Talon.Prière qu'il finisse ce mandat.

  • Domm
    il y a 3 mois

    Salut RODOLPHO.Es-tu de quelle nationalité? Sache qu'aucune autorité ne peut jamais télé guider ou organiser des violences dans son pays. Yayi est un homme de Dieu sinon,Talon serait déjà oublié.Si tu étais à la de Yayi,tu porterais la meme plainte après etre enquestré dans ton propre logement durant 52 jours,arreter tous tes garde-corps,ton infirmier et par méchanceté,déposer un certain et fameux conteneur devant ta maison.Le peuple observe à nouveau Talon.Prière qu'il finisse ce mandat.

  • Docteur
    il y a 3 mois

    Aujourd'hui la cour africaine a bien dit le droit selon les rupturiens ; concrenant la suspension des poursuites contre l'honorable guy Mitokpe et la liberation des personnes arrêtées lors des evenements du 2 et 3 mai les klébes n'en parlent pas.Aussi faudrait que la decision de la même cour concernant mr sebastien Ajavon soit respectée.

  • Docteur
    il y a 3 mois

    Aujourd'hui la cour africaine a bien dit le droit selon les rupturiens ; concrenant la suspension des poursuites contre l'honorable guy Mitokpe et la liberation des personnes arrêtées lors des evenements du 2 et 3 mai les klébes n'en parlent pas.Aussi faudrait que la decision de la même cour concernant mr sebastien Ajavon soit respectée.