POLITIQUE 1 Commentaire

Bénin: hommages, révélations et controverses sur Pascal Koupaki

Léonce Gamai
publié le 2 septembre 2019

«Pascal Irénée Koukapi, l’Enigme» de Anique Djimadja, paru fin janvier 2019 chez les Editions Plurielles, est un livre d’histoires et à histoires.

pascal-koupaki-benin La couverture du livre de Anique Djimadja sur Pascal Koupaki

 

Portrait politique de 311 pages, «Pascal Koupaki, l’Enigme» est d’abord l’histoire de l’auteure. Anique Djimadja raconte en filigrane sa vie de militante Nouvelle Conscience, mais aussi son expérience professionnelle de gestion de la communication d’une campagne présidentielle.  Ensuite, l’ouvrage est l’histoire de son objet, le récit de la vie de Koupaki sous le prisme de sa participation à l’élection présidentielle de mars 2016, puis son appartenance au gouvernement Talon. Enfin, c’est l’histoire de la rencontre entre l’auteur et son objet. Les récits d’une rencontre professionnelle entre une communicante et un client, puis d’un cheminement idéologiquement fusionnel entre une militante et son leader, dans l’univers Nouvelle Conscience.   

La première rencontre physique entre les deux personnages remonte à 2007 dans l’ascenseur du ministère du plan. Koupaki était à l’époque ministre d’Etat chargé du Développement et de l’évaluation de l’action publique.  Professionnelle de la communication, employée d’une grande agence de la place, Anique Djimadja devrait travailler avec la cellule de communication du ministère, dirigée par une amie, pour l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de communication du ministère. De cette collaboration, elle arrive à se faire une place dans le cercle de Koukapi. Après l’élaboration et la validation du plan de communication, raconte Djimadja dans son ouvrage, «je continuais à fréquenter mon amie au ministère et j’avais même fini par m’habituer aux membres du cabinet du ministre. J’étais devenue de la maison.»  En 2010, alors que la chargée de communication est en congé, Anique assure son intérim sur la finalisation d’un projet d’émission télévisée du ministre sur les réformes au Bénin. Précédée d’une phase préparatoire assez rigoureuse, «l’émission a connu un grand succès, poursuit-elle. J’ai même reçu les félicitations du ministre d’Etat. (…) Mon amie rentra de son voyage et nous reprîmes le cours de notre quotidien. Je venais en appui pour presque toutes les activités du ministère. J’avais gagné petit à petit la confiance de tout le monde. Je pouvais donc être au courant de certaines informations. J’ai appris à me faire petit à petit une idée de PIK. Ma perception de sa personne avait nettement évolué.»

Rentrée dans le cercle PIK, entre compétence, admiration et passion, Anique va s’y enraciner progressivement. Elle va en devenir un maillon important, lorsque, parti du gouvernement Yayi en août 2013, Koupaki déroule, avec sa Nouvelle Conscience, son ambition présidentielle.

La tournée de la nouvelle conscience

Après son départ du gouvernement, Koupaki sort deux opuscules, des livrets bleus. 32 pages, le premier, sorti fin octobre 2013, intitulé «Ce que je crois, la Nouvelle conscience» est un «réquisitoire» du Bénin par l’ancien premier ministre et numéro 2 du gouvernement Yayi. A travers un diagnostic profond de l’état du Bénin, PIK, comme le rapporte Djimadja, dénonce «les individualités, les mesquineries, les jeux troubles, les manipulations, les intrigues, l’indignité, la méfiance, la haine et la défiance qui altèrent tout liant durablement entre les Béninois et montre comment la vertu et le travail pour la production sont nécessaires pour la transformation de l’être béninois plombé par les pesanteurs sociologiques et anthropologiques et la perte des valeurs.» La conscience éthique du Béninois, relevait-il, «pose problème. Notre conscience civique est instable. Notre conscience républicaine n’est pas perceptible. Notre conscience des exigences de la production est fluctuante. Notre conscience du développement économique et social m’écœure. Notre conscience de l’effort et de l’informel m’attriste». L’homme qui prône alors une Nouvelle Conscience, appellera d’ailleurs à l’engagement pour cette idéologie dans «Le chemin de la nouvelle conscience ; engageons-nous», le deuxième livret bleu, 62 pages, publié en août 2014.

Pour porter le message à tous les Béninois, il effectue une tournée nationale de vulgarisation, d’échanges, de partages et d’enseignement. «Convaincu que sa vision est une parfaite réponse aux maux dont souffre le Bénin, il en devient le pèlerin et entreprend de la partager avec les populations des 77 communes que compte le Bénin, rappelle Anique Djimadja, membre de l’équipe d’organisation et chargée de communication de cette aventure». «Sans fanfare et sans escorte, le technocrate bon teint aux allures de Béninois de la diaspora, décide d’aller au contact des réalités de son pays. Ce fut le début de la longue marche qui accouchera plus tard de la belle vague jaune qui ne finira jamais de marquer les esprits», s’enorgueillit l’auteure, apôtre de la Nouvelle Conscience. Pendant deux ans, au cours de ce voyage de plus de 30 000 km dans les 77 communes du Bénin, Makandjou Pascal Irénée Koupaki  échange avec des responsables d’association de paysans, de jeunes, de femmes et de sages dans plus de 2500 villages sur les 5290 du Bénin. «Ses idéaux puisent  leur source dans l’héritage légué par nos ancêtres et qui constituent aujourd’hui le socle sur lequel les grandes démocraties bâtissent leur stabilité économique et sociale. Sa thérapie, la vertu et le travail », renseigne Pascal Koupaki, l’Enigme. Pour poursuivre la vulgarisation de cette idéologie, à cette tournée s’ajoute l’Ecole de la Nouvelle Conscience, «un espace d’éducation et de formation qui prépare le citoyen à bâtir la cité». L’ouvrage apprend que, active depuis février 2015, cette Ecole a formé «plus de 8000 Béninoises et Béninois à travers une offre éducative basée sur le militantisme, le leadership, l’entrepreneuriat et le civisme.»

Dans son portrait politique de Pascal Koupaki, la sociologue communicante, devenue femme politique, répertorie les initiatives prises pour l’ancrage de l’idéologie de la Nouvelle Conscience dans tout le pays. Une vingtaine d’actions dont, outre la tournée nationale du leader Pascal Koupaki,  l’installation de coordinations dans 77communes, 546 arrondissements et  4350 villages du Bénin.

L’échec présidentiel de PIK vu de l’intérieur

Pascal Koupaki, qui s’y est longtemps préparé, est candidat à l’élection présidentielle de mars 2016 au Bénin. Sa candidature est portée par le Rassemblement Nouvelle Conscience, un creuset fédérateur de toutes les personnes physiques et morales acquises à sa cause. Il tombe au premier tour. Sur les 33 candidats, il est classé 5ème avec 5, 85%, soit 177 250 voix. Pourtant, l’homme semblait être le candidat le mieux préparé à la conquête du pouvoir. Pourquoi a-t-il alors échoué dès le premier tour? L’auteure de «Pascal Koupaki, l’Enigme» analyse que l’argent reste encore l’un des principaux déterminants du vote au Bénin.

«Le discours de la Nouvelle conscience était en déphasage avec les besoins des populations qui sont habituées à de beaux discours sur fond de promesses même si l’expérience a montré que ces promesses ne sont jamais tenues. Le discours de PIK dans ce contexte électoral était tout sauf un discours politique auquel les populations étaient habituées.Que pouvait-il espérer d’autre que d’être traité comme un rêveur, un fou !».

Celle qui fut membre de l’équipe de communication du candidat PIK confie: «A trois mois des échéances électorales, l’inquiétude gagnait le rang des pikistes. Les ralliements espérés ne se manifestaient pas. Seulement ceux qui ne pesaient pas ‘’lourd’’ politiquement s’étaient joints à l’équipe (…) Les grands opérateurs économiques s’étaient jetés officiellement dans la bataille de la conquête du pouvoir pour la première fois dans l’histoire de notre pays (…) PIK a tendu la main aux uns et aux autres, à toute cette classe politique. Les différentes rencontres d’échanges et de concertation qu’il a eues avec certains acteurs de la classe politique, des personnalités et responsables politiques et autres ''démarcheurs politiques'' n’ont donné aucun résultat probant. (…) Nous assistons impuissants aux différents ralliements çà et là.» La Membre de l’équipe de campagne de PIK  révèle: «Pendant que le candidat recherchait les financements çà et là, d’autres réfléchissaient à comment s’en servir habilement. De faux mouvements de soutien étaient créés uniquement pour l’escroquer. PIK n’est pas l’homme qui jette l’argent par la fenêtre. L’achat des voix ne l’intéressait pas. Pour lui en soutirer, il fallait être beaucoup plus ingénieux. Et pourtant la Coordination Générale de Campagne n’a pas pu échapper à cette escroquerie que connaissaient d’ailleurs tous les candidats à chaque enjeu électoral.»

Anique Djimadja analyse que si PIK n’a pas pu décrocher le soutien de grands électeurs et formations politiques, «ce n’était pas de compétence ni de qualités morales qu’ils voulaient. PIK n’a pas pu bénéficier de leur instinct de sagesse, le business quinquennal étant au rendez-vous. (…) Faire la politique autrement dans un pays où gouvernants et gouvernés se complaisent dans la corruption, le commerce électoral et l’impunité, c’est marché sur la tête.»  L’auteure enchaine: «Comment pouvait-il espérer un ralliement autour de sa personne ? Lui le candidat des pauvres, qui brandit le CFA (Courage-Foi-Abnégation, Ndlr) éthique en lieu et place du CFA sonnant ?»  Le leader de la Nouvelle Conscience, conclut Anique Djimadja, «grandement influencé par son intellect, n’a pas su trouver l’équilibre entre sa vision intellectualiste et idéaliste et les réalités implacables d’un politique politicienne. Homme de méthode et de vision, il transpose son approche de la gestion de l’administration publique sur celle de la vie politique. Seulement, ici, la méthode et l’organisation ne riment pas forcément avec la conquête du pouvoir (…) Sa personnalité et ses principes sont à l’analyse des obstacles à son ambition de conquérir le pouvoir.»

Coups bas et détournement

En plus du déphasage entre les méthodes PIK et la sociologie politique béninoise, Anique Djimadja explique l’échec de Koupaki à la présidentielle de mars 2016 par la composition de l’équipe de campagne et les coups bas en son sein. «L’équipe de campagne du candidat en dehors de quelques têtes, était plutôt composée d’amis, d’anciens collaborateurs et proches du candidat. La plupart des personnes choisies pour diriger  les coordinations mises en place n’étaient pas forcément les plus indiquées, n’ayant pas de base électorale établie, peu d’expérience en pratique électorale et sans grands moyens de mobilisation », admet-elle. 

«Des responsabilités étaient confiées à des personnes dont les conjoints étaient de bords politiques adverses, complète-t-elle. Les relations personnelles que chacun entretenait avec le candidat créaient une sorte de guerre de positionnement et ne favorisaient pas une cohésion d’actions et l’esprit d’équipe auquel il tenait réellement.»

A ces raisons, l’auteure ajoute «l’insuffisance de représentants du candidat au niveau de la plupart des postes de vote pour confirmer le nombre réel de voix du candidat dans certains postes de vote » et «le détournement des fonds à d’autres fins que celles de la promotion du candidat sur le terrain.»

Vous avez dit «mécano en chef»

Mi-septembre 2018, après un Conseil national, le Rassemblement Nouvelle Conscience décidé de se fondre dans le parti l’Union progressiste, l’un des blocs politiques pro-Talon créés dans le cadre de la réforme du système partisan.  D’ailleurs, le 1er décembre 2018, à l’issue de son congrès constitutif, Pascal Irénée Koupaki devient membre du bureau politique du parti au logo Baobab au poste de Secrétaire National chargé de l’administration. La Nouvelle Conscience ne peut plus exister comme mouvement politique autonome.

Mais avant, le 06 avril 2016, Pascal Koupaki fît son entrée au gouvernement en qualité de Ministre d’Etat, Secrétaire général à la présidence de la République. A ce poste, il est un personnage central du dispositif gouvernemental et présente pendant plusieurs mois le compte rendu du Conseil des ministres hebdomadaire. Avec le remaniement ministériel du 27 octobre 2017, Pascal Koupaki quitte le gouvernement. Il est maintenu Secrétaire général de la présidence avec rang de ministre d’Etat. Dans l’un ou l’autre des cas, la position de Koupaki, d’abord ministre sans portefeuille fixe, puis Secrétaire général avec rang de ministre d’Etat a fait polémique. Pour l’auteure, ici partisane, dans l’un ou l’autre des cas, PIK est dans son rôle de « mécano en chef du garage Bénin. »  « L’analyse du cahier de charge du Secrétaire général de la présidence de la République est révélatrice du rôle éminent de ce dernier dans le fonctionnement du pouvoir exécutif et de la grande confiance dont il bénéficie de la part du chef de l’Etat qui lui a confié la partie la plus importante de son pouvoir administratif et politique », soutient-elle.

Nouvelle conscience, où étais-tu ?

Dans son ouvrage, Anique Djimadja rapporte les premières déceptions populaires après l’avènement du Président Patrice Talon. «Jamais la période de grâce d’un Gouvernement n’a été aussi courte, relève-t-elle.  L’on dénonce un mélange de genres avec une sorte de déportation de l’appareil privé au cœur de l’appareil gouvernemental, se manifestant par une rumeur persistante sur l’implication visible de quelques proches du chef de l’Etat dans des dossiers sensibles avec à la clé, le clientélisme dans l’attribution de certains marchés publics et une gestion clanique du pouvoir, sans oublier le sentiment de rétropédalage observé dans les actions du Gouvernement.» Elle écrit qu’avec les premiers reproches de conflits d’intérêts au sommet de l’Etat et de critiques de la gouvernance Talon, les compagnons Nouvelle Conscience de PIK craignaient que ce dernier, considéré à l’époque comme l’homme-orchestre, numéro 2 du gouvernement, ne soit comme sous Yayi, «considéré comme complice et/ou comptable des actes du nouveau régime.»

Quant au Rassemblement Nouvelle Conscience, avant même sa fusion à l’Union progressiste, l’auteure se désole qu’il était marqué par «découragement, rébellion et départ» des membres faute de «conviction profonde et de volontarisme partagé» ; le tout entretenu, par «le mutisme (…) le manque d’initiative, de décision et d’actions fortes du leader face à l’avenir» du mouvement Nouvelle Conscience. La militante tente de justifier l’attitude de son leader par sa position au gouvernement : «On peut comprendre l’attitude du leader qui peut être vue ou perçue sous l’angle de la prudence parce que faisant partie intégrante désormais du régime Talon. Il est à ce titre contraint de mettre entre parenthèses son ambition personnelle.»

Contre-attaques

Aussitôt paru, le livre «Pascal Koupaki, l’Enigme» a entrainé la controverse. Les lignes consacrées aux critiques contre le régime Talon, les départs des partisans de la Nouvelle conscience et la posture de Koupaki à leur encontre et dans le gouvernement, puis le rôle joué par l’auteure dans la campagne présidentielle suscite la vive réaction de l’un des membres de l’équipe de communication du leader de la Nouvelle Conscience. Dans une interview au quotidien Bénin Intelligent, fin février 2019, Samson Koffi d’Almeida, alias DSK, reproche à l’auteure d’avoir construit son témoignage comme si elle fut la seule à gérer la communication du candidat Koupaki. Il désapprouve le rapport dans l’ouvrage des critiques contre le régime Talon et les termes utilisés pour qualifier les départs du mouvement Nouvelle Conscience. «Je reproche trois choses fondamentales à ce recueil, postulait-il dans les colonnes de Bénin Intelligent. Les accusations indélébiles sur la gouvernance actuelle alors même qu'ils sont tous  acteurs à divers niveaux. Ce qui est dit dans un livre reste éternel. Donc c'est très grave cette dénonciation sans preuve aucune. Ils ont orchestré la scène de telle manière que c'est elle seule qui a fait toute la campagne. C'est une usurpation d'efforts collectifs intolérable. Mais à quelle fin ? Le mépris envers les compagnons qui ont essuyé sang et eau pour le triomphe. Traiter ceux qui ne sont plus d'accord de rebelles et de manque de conviction c'est énorme comme ingratitude. Et cela vient d'une compagnonne. C'est méprisant !...»

Pourtant, concernant ses lignes sur le régime Talon, vers la fin de son récit, l’auteure, aujourd’hui militante pro-Talon à travers l’Union progressiste, soutient que «deux ans après cette soif et cette impatience qui anime généralement les populations à l’avènement de chaque régime, l’on observe bien une sorte d’extinction des critiques et grognes à l’endroit du régime de la rupture qui pourrait s’expliquer par un sentiment d’amélioration des choses, dû à la mise en route progressive de certaines réformes dans les secteurs politiques et socio-économiques.» A Benin Intelligent DSK insistait que l’actuel Secrétaire général de la Présidence «ne pourra pas dire qu'il n'a pas vu le recueil avant son lancement où il était présent ? Surtout pour ce qu'il nous enseignait.»

«Ce que je sais, c’est que je ne sais pas grand-chose…»

Mais en réalité, l’auteure s’attendait aux polémiques engendrées par son ouvrage. «Je sais que le terrain sur lequel je m’avance est glissant et très délicat. Lorsqu’on décide d’écrire sur une figure politique que l’on a longtemps côtoyée, il est difficile de rester neutre et le risque de glisser vers la propagande est très élevé», reconnait-elle dans son avant-propos. «Mon ambition en écrivant cet ouvrage, n’est pas de vanter les mérites de PIK ni d’étaler ses faiblesses», précise Anique Djimadja. Préparée aux critiques, elle prévient:

«J’imagine déjà l’accueil que certaines esprits polémistes réserveront à cet ouvrage. Des critiques saines et constructives, j’en réclamerai davantage ; mais aux attaques malsaines, je répondrai par le silence et je passerai mon chemin comme le dit si bien quelqu’un.»

Elle soutient que «chaque mot pensé et écrit, chaque sentiment exprimé ici est (sa) façon de dire merci et de rendre hommage.»

A travers les 311 pages de son portait politique, dans les lignes et entres les lignes, Anique Djimadja rend effectivement hommage à Pascal Irénée Koupaki. La militante parle de façon glorieuse de son leader. Mais le connait-elle vraiment ? Elle conclut qu’entre « les doutes, les interrogations, les allégations, les affirmations et parfois les certitudes, seul l’être peut savoir qui il est vraiment. Et ma question demeure donc ! Qui est Pascal Irénée Koupaki vraiment ? Ce que je sais, c’est que je ne sais pas grand-chose de lui.»


  • Alain HOUNYO Éducateur social
    il y a 1 mois

    Je suis heureux de l'audace qui a motivé la rédaction de cet ouvrage. Bravo à ma consœure car je suis également du monde de la Communication. Je suis évidemment un admirateur de PIK. Il y a longtemps que je voulais en savoir sur le type de personnalité qu'incarne notre Président PIK. Vraiment, je crois que nous devons comprendre par là, qu'il n' y a que DIEU qui puisse combler les attentes humaines. Je continue d'espérer que nous aurons toujours besoin des compétences avérées du Président PIK. AVE MARIA !