POLITIQUE 1 Commentaire

Bénin: le parti d’Ajavon se prononce sur les conclusions du dialogue politique

Banouto
publié le 14 octobre 2019

L’Union sociale libérale (USL) voit à travers le dialogue politique des 10, 11 et 12 octobre 2019, un aveu d’échec de la réforme du système partisan au Bénin. Le parti a donné sa position, ce lundi 14 octobre dans un post sur sa page Facebook.  Lire la déclaration !

ajavon-sebastien- Sébastien Ajavon, président d'honneur du parti USL

DÉCLARATION DE L’USL AU SUJET DU DIALOGUE DIT POLITIQUE

L’Union Sociale Libérale a suivi avec très peu d’intérêt les assises des 10, 11 et 12 octobre 2019 que le gouvernement du Président Talon a baptisé Dialogue Politique. Ce peu d’intérêt de l’USL n’est pas l’expression de son désintérêt pour la question importante du règlement de la crise persistante, bien au contraire!

Mais comme la majorité des Béninois, le parti n’attendait rien de ce monologue dont le gouvernement a prescrit les acteurs et le contenu. Au résultat, on se rend bien à l'évidence qu'il y a eu tout ce vacarme pour n’accoucher que du vent.
Pour l’USL le seul mérite de ce monologue est d’avoir enfin fait deux aveux importants pour la suite du combat :
• Ce monologue est un aveu d’échec de la réforme du système partisan puisqu’il n’a que pour objet principal le toilettage des deux mauvaises lois qui sont le socle de cette réforme,
• Ce monologue est aussi un aveu d’illégalité et d’illégitimité de la 8eme législature qui selon les organisateurs ne peut pas spontanément exercer son droit constitutionnel de corriger ces deux lois qui sont le socle d’une réforme mal pensée et mal pilotée. Ne savait-on pas les dispositions chrysogènes du code électorale et la charte des partis qu’on pourrait faire toiletter par un parlement entièrement aux ordres?

Sur les mesures dites d’apaisement, si ce n’est que pour formuler à l’endroit du Chef de l’État des souhaits dont il est seul à apprécier la pertinence et l’opportunité, a-t-on besoin de mettre au ralenti tout un pays et gaspiller l’argent du contribuable pendant trois jours? Tout ça pour ça? est-on tenté de se demander.
Pour l’USL le chef de l'État Patrice Talon est l'unique responsable de la situation actuelle. C'est lui qui l'a créée et par conséquent c'est lui seul qui doit la régler. C'est cela être un chef! Un chef assume ses responsabilités.

En tout état de cause, l’USL prévient le gouvernement du Président Talon contre son nouveau projet de révision opportuniste de la constitution et son système de parrainage qui ne feront qu’empirer la fracture sociale et la crise politique. Le parti met à témoin la communauté nationale et internationale, et appelle tous les patriotes épris de paix à faire échec à ce projet chrysogène du gouvernement.

Sur la polémique inutile relative aux travaux de l’opposition au CODIAM, l’USL tient à clarifier et à rassurer l’opinion nationale et internationale qu’elle est totalement en phase avec les exigences formulées et y a solidairement travaillé.

Le parti saisi cette opportunité pour clarifier une fois encore qu’au Bénin il existe une opposition plurielle unie autour d’un même objectif. Mais c’est aussi une opposition qui se réserve le droit d’utiliser des méthodes différentes pour l’atteinte de cet objectif commun. Pour l’USL, cette diversité de méthodes et même d’actions est le gage d’une meilleure efficacité. Le contexte actuel est caractérisé par une opposition totalement infiltrée et un débauchage systématique de certains de ses membres comme stratégie de survie d’une mouvance agonisante. Ce contexte exige une grande prudence et une méthode adaptée. Pour l’USL, le débat sur la division de l’opposition est un faux débat paradoxalement entretenu par l’adversaire ou certains pseudo-opposants qui ont de plus en plus du mal à accomplir leurs missions inavouables.
Dans ce contexte et dans les cadres de concertations qui nous sont souvent proposés, discuter de sujets importants s’avère parfois très imprudents.
L'USL est un grand parti politique qui n’a pas besoin de phagocyter d’autres pour exister; il se doit de protéger ses responsables et ses militants contre des marchés de dupe conclus sur son dos par certaines personnalités en quête d’intérêt bassement matériels.
L’USL reste très cohérent et résolument engagé dans une opposition ferme à la gouvernance actuelle du Président Talon. Le parti se réjouit que l’horizon commence par s’éclaircir et surtout que les masques commencent par tomber et ainsi le peuple saura reconnaitre les siens. Il saura enfin ceux qui le trompent et ceux qui le défendent.

Enfin l’USL invite le peuple patriote à exiger du gouvernement du Président Talon à se concentrer sur les priorités de l’heure qui sont entre autres :
• Le retour à l’État de droit, c’est-à-dire la séparation des pouvoirs Exécutif, Législatif et Judicaire. Pour l’USL, notre appel reste à l’Exécutif pour qu’il libère les deux autres pouvoirs : le législatif par la reprise des élections législatives libres et transpirantes; et le judiciaire par le Conseil Supérieur de la Magistrature réformé et indépendant.
• la fermeture de la frontière avec le Nigéria. Pour USL le Chef de l’Etat est le seul responsable de cette situation et il doit en trouver la solution. Il sait ce qu’il doit faire;
• la dette du pays qui va grandissante (3 251,78 milliards de FCFA au 31 décembre 2018) pendant que le PAG reste largement irréalisé;
• Le respect de la décision de la cour africaine des droits de l’homme et des peuples relative à la condamnation fantaisiste de monsieur Sébastien Ajavon par une cour anti constitutionnelle.
Vive l’USL
Vive l’opposition crédible
Vive la démocratie
Vive le Bénin


  • Salomon
    il y a 1 mois

    Quel parti? Il n'existe pas. Ce machin propriété d'ajavon est tout sauf un parti. Retenez-le.