Bénin : Amnesty international s’oppose à une amnistie sur la mort de Prudence Amoussou

Ozias Hounguè
publié le 19 octobre 2019

Sur le décès de Prudence Amoussou dans les violences post-électorales des 1er et 2 mai à Cotonou, Amnesty-Bénin estime qu’on ne saurait voter une loi d’amnistie générale qui protège les auteurs de ce crime.

benin-amnistie-prudence-amoussou-amnesty-international Prudence Amoussou, décédée dans les violences des 1er et 2 mai 2019 à Cotonou

Amnesty-Bénin continue de demander justice à la dame Prudence Amoussou. Dans une publication sur sa page Facebook vendredi 18 octobre 2019, l’organisation des droits humains a exprimé son souhait de ne pas voir le vote d’une loi d’amnistie qui protègerait les auteurs du décès de la dame Prudence Amoussou. « Prudence a été tuée lors d’une manif : elle mérite justice ! », a écrit Amnesty-Bénin.

Selon le certificat de décès que Banouto avait pu consulter auprès d’Amnesty, la dame Prudence Amoussou est décédée à la suite d’une maladie. Une cause de décès que réfute l’Organisation de droits humains, qui parle plutôt d’un décès par balles réelles dans les violences post-électorales qui se sont déroulées les 1ers et 2 mai 2019 à Cotonou.

Amnesty-Bénin a également exigé du gouvernement béninois que la loi d’amnistie ne puisse pas protéger les personnes ayant commis des crimes de sang dans le cadre des violences électorales. « Le Bénin va adopter une loi d’amnistie relative aux violences électorales. Elle ne doit pas être utilisée pour protéger des personnes ayant commis des violations de droits humains », souhaite Amnesty Bénin.

Tout comme Amnesty-Bénin, le porte-parole de l’aile dure du parti FCBE, Nourenou Atchadé avait affirmé dans une interview accordée à Banouto que la loi d’amnistie dans le cadre des législatives ne devrait pas concernée les auteurs de crimes de sang.

Selon le communiqué lu par le ministre de la communication, Alain Orounla après la rencontre tenue jeudi 17 octobre 2019 entre le chef de l’Etat, Patrice Talon et la conférence des présidents de l’Assemblée nationale sur les recommandations du dialogue politique, une loi d’amnistie des personnes impliquées dans les évènements des législatives 2019 devaient être votées très prochainement. Elle va permettre de libérer les personnes placées en détention ou poursuivies.


  • Ken
    il y a 28 jours

    De n'importe quoi oui. Le Bénin n'est pas gouverné par une organisation fantoche qu'elle soit amnesty ou non. Le peuple Béninois a élu un président pour le diriger. Continuez à divulguer vos sottises. Le chien aboie la caravane passe. Que amnesty nous aide à retrouver Dangnivo Urbain et on dira le reste. De n'importe quoi

  • Mahougnon
    il y a 28 jours

    Vraiment évidemment, il dit vrai des députés à qui la population n'a pas accordé de suffrage vote des loi ,et oui cela nous rappelle le PRPB que le seigneur inspire nos dirigeants tout ceux qui sont chargé de conduit la destiné de notre beau pays le bénin