POLITIQUE 1 Commentaire

Bénin/Loi d’amnistie : les auteurs de crime de sang posent problème à Atchadé

Olivier Ribouis
publié le 19 octobre 2019

Annoncée après la rencontre entre le président Patrice Talon et les présidents des commissions de l’Assemblée nationale au lendemain du dialogue politique du 10 au 12 octobre, l’idée d’une loi d’amnistie pose un problème à l’entendement de l’ex-député, Nourénou Atchadé.

nourenou-atchade-amnistie-benin Nourénou Atchadé

Le gouvernement béninois prêt pour la mise en œuvre des conclusions du dialogue politique controversé des 10, 11 et 12 octobre au palais des congrès à Cotonou.  Entre autres dispositions nécessaires à cet effet, une loi d’amnistie dont l’idée a été avancée jeudi 17 octobre au terme d’une rencontre entre les présidents de la conférence de l’Assemblée nationale et le président Patrice Talon à la Marina.

« Il est apparu que la mise en œuvre de celles-ci (résolutions du dialogue politique, Ndlr) appelle des mesures de nature législative dont une loi d’amnistie, s’agissant des événements des mois d’avril, mai et juin 2019 relatifs aux élections législatives », détaille un communiqué lu par le ministre de la Communication, Alain Orounla, au sujet de la rencontre du jeudi.

Du côté  de l’opposition radicale, cette annonce est à prendre avec beaucoup de réserves. Nourénou Atchadé, porte-parole de l’aile dure des FCBE trouve qu’il y a des personnes qui ne peuvent pas bénéficier d’une loi d’amnistie. Il se dit « attristé » à l’idée d’une amnistie en faveur des auteurs de crime de sang lors des violences qui ont émaillé les législatives d’avril 2019 au Bénin notamment à Tchaourou, Parakou, Savè et Kilibo, des villes situées dans la partie centrale et septentrionale du pays mais aussi à Cotonou les 1er et 2 mai.

« Je suis animé par une émotion de tristesse parce que lorsqu’on parle d’amnistie générale visant les actes postes électoraux, je me demande si les personnes ayant commis des crimes de sang, des personnes ayant froidement assassinées les manifestants qui étaient mains nues, des personnes qui ont abattu les gens dans la nuit profonde et qui ont tiré dans la foule, sont concernées », a confié à Banouto ce leader FCBE.

Même s’il a des raisons de se réjouir pour « les personnes innocentes mais que politiquement on a mis en prison depuis le mois de mai à ce jour » qui vont retrouver leurs familles, il soutient que « les crimes de sang ne sont jamais prescriptibles ».  Nourénou Atchadé est ferme et catégorique, « les crimes de sang ne sauraient être pris en compte dans le cadre de cette loi d’amnistie générale ».


  • Ogoubi
    il y a 28 jours

    Ce monsieur qui a déboisé nos forêts est en réalité un analphabète politique. Avec ses réflexions plates et puériles, il est tout simplement ridicule.