POLITIQUE 0 Commentaire

Bénin/Présidentielle 2021 : Guy Mitokpè relève un piège de Talon à la classe politique

Falilatou Titi
publié le 20 octobre 2019

L’ex-député Guy Mitokpè prévient la classe politique et les Béninois des conséquences du parrainage des candidatures dans le cadre de la présidentielle, comme le proposent les formations politiques, à l’issue du dialogue des 10, 11 et 12 octobre 2019. L’opposant s’est penché sur la question dans une interview à La Nouvelle Tribune.

guy-mitokpe-ex-depute Guy Mitokpè, opposant et ex-parlementaire béninois

Alerte du député Guy Mitokpè. Quelques jours après le dialogue politique des 10, 11 et 12 octobre 2019, organisé par le gouvernement béninois, des voix continuent de se faire entendre. Si pour les uns cette rencontre vient à point nommé, pour sortir le Bénin de la crise qu’il traverse, depuis les législatives controversées d’avril, pour d’autres, elle vient remuer le couteau dans la plaie. L’ex-parlementaire Guy Mitokpè et secrétaire général du parti Restaurer l’Espoir (RE), fait partie de cette deuxième catégorie. A l’issue du dialogue et de la rencontre entre le Chef d’Etat et la conférence des présidents de l’Assemblée nationale, le député tire sur la sonnette d’alarme. « Je continue de croire que, si le certificat de conformité a été le piège majeur pour la parodie d’élections du 28 avril 2019, le prochain piège tendu à toute la classe politique est la question du parrainage des élus communaux pour l’élection présidentielle », prévient l’opposant. 

Selon lui, les conclusions du dialogue politique des n’engagent pas les forces de la résistance. Pour L’ex-député, seuls les acteurs de la mouvance se sont réunis pour faire des recommandations que l’opposition ne saurait accepter. « Nous pensons que ces initiatives ou bien ces propositions à savoir le parrainage des maires ou des élus communaux pour l’élection présidentielle ou la question de femme ou bien encore d’autres questions relatives aux discussions qu’ils ont eues et qui souhaiteraient que des pas puissent être posés pour que la constitution puisse être modifiée, cela ne nous engage pas », a martelé l’ex-parlementaire.

L’opposant pense d’ailleurs qu’en dehors de la question du parrainage des candidatures à la présidentielle, tous les autres points abordés lors du dialogue politique, ont été abondamment discutés sous la 7e législature dont il appartenait. « Et lorsque ces points avaient été abordés nous avons eu, en son temps, à dire avec beaucoup de pertinence nos points de vue. Donc, nous continuons de croire que même de cette concertation qui n’a réuni que les forces de la mouvance, qu’il n’y a pas eu de choses extraordinaires », a laissé entendre Guy Mitokpè.

Après les législatives controversées d’avril, plusieurs formations politiques de l’opposition se sont constituées en une force de résistance contre le pouvoir du président Patrice Talon. Parmi elles, se trouvent RE de l’ex-ministre Candide Azannaï, Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) de Boni Yayi, Union sociale libérale (USL) de Sébastien Ajavon.


Vous pouvez désormais commenter les articles en tout anonymat. toutefois tout commentaire deplacé sera simplement retiré. merci