POLITIQUE 1 Commentaire

Bénin-Loi d’amnistie : Boni Yayi concerné, selon Victor Topanou

Reliou Koubakin (Coll)
publié le 12 novembre 2019

La loi d’amnistie votée par le parlement concerne aussi l’ancien président de la république Boni Yayi, à en croire le rapporteur général du dialogue politique.

Si Boni Yayi sera désormais libre de ses mouvements à son arrivée au Bénin, il le doit à la loi d’amnistie votée au parlement le 31 octobre. C’est en tout cas ce que pense Victor Topanou. Invité de l’émission « Sous l’arbre à palabre » du quotidien Evénement précis, le rapporteur général du dialogue politique tenu les 10, 11 et 12 octobre 2019 assure que l’ex-président Boni Yayi est un des bénéficiaires de la loi d’amnistie. « La loi d’amnistie, ce qu’on ne dit pas assez, c’est que forcément elle autorise le président Yayi à rentrer », a-t-il déclaré.

Dans cet entretien publié le 11 novembre, Victor Topanou apprend que l’ex-dirigeant béninois a été pris en compte par la loi sauf que « la loi n’a pas voulu citer son nom nommément ». Victor Topanou considère l’ancien chef de l’Etat comme une « forte tête » et pense que si « Yayi est libre, cela contribuera sans contestation au dégel. Ceux qui pensent le contraire sont de mauvaise foi. ».

La loi d’amnistie promulguée jeudi 7 novembre a permis la libération, la semaine dernière, de 63 personnes. Depuis son vote par le parlement, l’aile modérée de la FCBE y a perçu le fruit de sa participation au dialogue politique de la mi-octobre. L’aile dure insiste que Boni Yayi serait rentré au Bénin sans la loi d’amnistie. Aux médias français France 24 et RFI, le chef de l’Etat Patrice Talon avait déclaré que son prédécesseur pouvait rentrer sans crainte et qu’il est concerné par la loi d’amnistie. Interrogé par Frissons radio lundi 11 novembre, l’avocat de Boni Yayi, maître Renaud Agbodjo, répond « qu’on ne peut pas dire qu’en l’état actuel, il bénéficie d’une loi d’amnistie ».  

 


  • Nassirou
    il y a 26 jours

    J'aurais voulu pouvoir comparer Tokpanou, rapporteur général du machin organisé par P.T, avec Tévoédjrè, rapporteur général de Conférence Nationale de 1990, que la comparaison n'irait pas au délà des initiales de leurs patronymes. Là où ce rôle a permis à Tévoédjrè d'entrer dans la grande histoire du Bénin, en même temps que le pays lui-même, Tokpanou s'en est servi pour projeter le pays, ainsi que sa propre personne, dans les égouts de l'histoire. L'escroquerie morale consiste à avoir menti au peuple sur toute la ligne. L'ignominie consiste à parader de plateau en plateau pour se vanter de son forfait. La morale est vraiment morte en politique. C'est triste. Mais l'histoire se souviendra des petits hommes également....