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Rencontre avec Talon : l’attitude de Yayi expliquée par Prof Vicencia Boco

Olivier Ribouis
publié le Dec 8, 2019

 Invitée de l’émission, « Sans langue de bois » ce dimanche 8 décembre 2019, l’ancienne ministre Vicencia Boco est revenue sur les différends entre Boni Yayi et Patrice Talon avec les derniers développements de l’actualité récente du rendez-vous manqué du 20 novembre à Cotonou.

vicencia-boco Professeur Vicencia Boco

Vicencia Boco, sans langue de bois sur le rendez-vous manqué entre le Président Patrice Talon et son prédécesseur, Boni Yayi. Invitée de l’émission dominicale de la radio Soleil fm ce dimanche 8 décembre 2019, le professeur de radiologie et ancienne ministre béninoise de l’Enseignement supérieur a donné son opinion sur ce rendez-vous manqué.

Au prime abord, dit-elle, « je pense que c’était trop tôt et le travail préalable pour que cette rencontre se fasse n’a pas été fait ». De son point de vue, « il fallait passer d’abord par la possibilité d’exprimer les ressentiments, la possibilité d’entendre le débat, l’expression, la douleur. Il fallait d’abord donner la possibilité d’exprimer la douleur » car, appuie, la scientifique et radiologue de haut niveau, « vous ne pouvez jamais calmer une peine qui n’a pas pu s’exprimer ».  Et donc, martèle-elle, « La première manière de se libérer c’est d’avoir d’abord la possibilité d’exprimer sa douleur ».

Arrivée à Cotonou en compagnie d’une délégation de la CEDEAO le 20 novembre où il était attendu à la Présidence de la République, Boni Yayi a fait faux bond à Patrice Talon. Pour Vicencia Boco, cela se justifie. « Je crois que lorsqu’il y a une pression où tout le monde vous demande de faire ci, "vraiment il faut faire la paix", à mon avis, il a pris sur lui, mais je pense sincèrement qu’à la dernière minute, il s’est dit qu’il ne pouvait pas et c’est humain. Des choses paraissaient plus urgentes pour lui, pendant le temps qu’il avait ici et qu’il trouvait plus juste de faire », explique-t-elle.  

Vicencia Boco  assure qu’elle n’aurait pas mieux réagir dans la même situation que Yayi. « Je crois honnêtement, qu’humainement, pour le Président Yayi ce n’était pas possible.  Je comprends et je crois que j’aurais réagi pareil. Il faut avoir un peu de psychologie, il faut vivre avec les hommes, il faut savoir les observer, connaître leurs points forts, et leurs points faibles pour pouvoir tirer le meilleur d’eux. Franchement, je pense que c’était une démarche prématurée », a dit l’ancienne ministre.


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