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Guinée-Bissau: Sissoco Embalo défie parlement, cour suprême et communauté internationale (vidéo)

Banouto
publié le Feb 7, 2020

Au lendemain d’un recomptage des voix de la présidentielle de décembre 2019 sous l’égide de la CEDEAO qui confirme sa victoire, Umaro Sissoco Embalo a annoncé son investiture pour le 27 février 2020 en tant que président élu de la Guinée-Bissau. Et ce, peu importe l’issue d’une nouvelle décision de la Cour suprême.

sissoco embalo Discours musclé de Umaro Sissoco Embalo

 

Vers une nouvelle crise politique en Guinée-Bissau ? C’est ce que semble dire les propos de Umaro Sissoco Embalo, candidat déclaré vainqueur de la présidentielle de décembre 2019 à l’issue d’un nouveau recomptage des résultats.

Jeudi 06 février 2020, il a déclaré à la presse son intention de ne pas se plier à une nouvelle décision de la Cour suprême qui invaliderait sa victoire en faveur de son adversaire Simoes Domingos Pereira.

« Le 27 (février, ndlr), je serai le président investit de la Guinée-Bissau. Je vais vous raconter juste une petite anecdote, cela s’est passé en Côte d’Ivoire. Quand Gbagbo a dit qu’il avait gagné les élections. Il avait pris la Cour constitutionnelle qui l’a investi. Le président Ouattara avait été investi et reconnu par la Communauté internationale », a-t-il déclaré.

Selon le candidat déclaré vainqueur par la Commission électorale, la Cour suprême peut décider d’invalider à nouveau son élection, il sera investi président du pays le 27 février 2020.

«Si le président de l’Assemblée nationale est embarqué dans les choses que je ne veux pas appeler, le 1er vice-président, le 2ème vice-président et mes 55 députés seront là pour m’investir. Et là, on va voir qui est le vrai président de la Guinée-Bissau», a-t-il martelé. 

« Je prends à témoin le peuple bissau-guinéen qui a voté pour moi. Le 27 février 2020, ils sont invités à l’investiture du président Umaro Sissoco Embalo », a-t-il lancé à ses partisans.

« Je mets en garde les pays qui sont en train de manipuler mon frère Domingos Pereira. Et là, ils me trouveront débout. La Guinée-Bissau ne sera plus jamais otage de quiconque que ce soit. Je mets en garde la communauté internationale(…)», a-t-il menacé avant d'annoncé avoir échangé avec le président en exercice de la CEDEAO, le président Mahamadou Issoufou. «Je prends à témoin le peuple Bissau-guinéen qui a voté pour moi », a-t-il inisté.

Depuis l’annonce des résultats du second tour de la présidentielle, le candidat malheureux, Simoes Domingos Pereira avait refusé de reconnaitre la victoire de son adversaire, Umaro Sissoco Embalo. Saisie la Cour suprême avait demandé à la Commission électorale de recompter les voix.

Voir ici la vidéo de son discours musclé

 


  • Daouda Machikouri
    il y a 5 mois

    Pourquoi tant d'animosité et de rancœur dans le discours d'un nouvel élu