Communales 2020 au Bénin : « Il n’y aura plus de fautes mineures »

Olivier Ribouis
publié le Feb 11, 2020

Acculé sur l’expression « fautes mineures, fautes majeures » avec laquelle il avait justifié les faveurs accordées à certains partis politiques aux législatives 2019, Emmanuel Tiando, le président de la CENA prévient qu’il n’y en aura plus.

emmanuel-tiando-communales-2020 Emmanuel Tiando, le président de la CENA

Un homme prévenu en vaut deux. Emmanuel Tiando met en garde les partis politiques en compétition pour les élections communales du 17 mai prochain. Le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA) qui a rencontré les formations politiques à Cotonou lundi 10 février  a prévenu qu’il n’accordera plus  de faveur aux dossiers non conformes aux exigences requises. « La dernière fois, les gens ont dit  "voilà, il parle de fautes mineures, de fautes majeures". J’ai rigolé. Je dis, mais, je suis enseignant, on sait ce qui est mineur de ce qui est majeur. L’examen de dossier, ce n’est pas quelque chose de simple et les plus grands pourfendeurs, c’est ceux-là qui viennent avec des dossiers bizarres », a déclaré Emmanuel Tiando.

Le président de la CENA est convaincu que les dossiers qui parviendront à la CENA lors des prochaines communales contiendront  encore des irrégularités. « Vous allez voir, quand vous-même vous allez venir. Ceux qui criaient, ils vont venir et je vais leur dire, c’est ça-là qu’on appelle les fautes mineures, c’est ça-là qu’on appelle les fautes majeures. Tous, ils vont venir. Je vous dis, vous n’êtes pas en mesure de présenter un dossier nickel. Vous n’êtes pas en mesure », a lancé Tiando dans son style amusant provoquant l’éclat de rire des représentants de partis et de la presse présents.

Si la CENA s’était fixé le principe de « faute mineure », à l’en croire c’était pour ne pas pénaliser les partis politiques. « Nous ne sommes pas quand des bourreaux des partis politiques. S’il y a des choses qui permettent de ne vraiment pas pénaliser un parti politique, on essaie de le faire ».  Mais puisque l’acte de la CENA est décrié, prévient Emmanuel Tiando : « Maintenant que vous avez dit les fautes mineures là, il n’y aura plus de fautes mineures. Ah oui ! Mais,  bien sûr, faute c’est faute ! ».


  • Tovidagbé
    il y a 1 mois

    Faute mineure ne peut pas finir comme ça hein! C'est maintenant nous on veut profiter de ça. Il faut prolonger le délai d'expiration. Hahahahaha!!!

  • ATAGARA
    il y a 1 mois

    Sa conscience le gène certainement. Mais qu'il sache que ceci va rester éternellement dans la tête des béninois "faute mineure" faute majeure ". Cette machination qu'il a créé afin de favoriser certains partis