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Maire de Malanville: les conseillers UP rejettent le choix du BR Guidami Gado

Falilatou Titi
publié le Jun 7, 2020

Les conseillers du parti Union progressiste (UP) de Malanville contestent le nouveau maire désigné pour diriger leur commune.

guidami-gado  Guidami Gado

Fronde à la mairie de Malanville. Les 10 conseillers du parti Union progressiste (UP) contestent le nouveau maire de la commune, dévoilé le samedi 2 juin 2020. Après le boycott de la séance d’installation du nouveau maire, les conseillers UP ont rendu publique une déclaration pour justifier leur absence.

A l’issue des communales du 17 mai, aucun parti n’a obtenu la majorité absolue des sièges de conseillers à Malanville. Les 29 sièges à pouvoir ont été répartis comme suit : Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE) : 8, Bloc républicain (BR) : 11 et UP :10. Selon les 10 conseillers UP, la désignation du nouveau maire n’a pas fait objet de consultation.

« Nous, élus communaux UP de la commune de Malanville protestons vivement contre cet état de chose pour n’avoir pas été associés ni de près ni de loi à cet accord de gouvernance communale entre le BR et l’UP pour Malanville », peut-on lire sur le document.

Dans leur déclaration, les conseillers dissidents disent ne pas approuver le nouveau maire et demandent que la désignation soit faite conformément à l’article 190 de la loi 2020-13 du 4 juin 2020 portant interprétation et complétant la loi 2019-43 du 15 novembre 2019.

« C’est pourquoi nous disons haut et fort NON à toute forme d’accord de gouvernance communale ne prenant pas en compte les réalités de notre commune dans ce processus de désignation des candidats aux postes de maires, ses adjoints et les Chefs d’arrondissement », justifie les conseillers UP.

Selon l’article 190 nouveau du code électoral, lorsqu’aucun parti n’a la majorité absolue et les formations en lice n’arrivent pas a convenir d’un accord de gouvernance communale, « le maire et ses adjoints sont élus par le conseil communal ou municipal au scrutin uninominal secret à la majorité absolue. En cas d'absence de majorité absolue lors du premier tour du scrutin, il est procédé, en cas d'égalité de voix, à autant de tours qu'il sera nécessaire pour que le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages exprimés soit élu ».


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