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Bohicon: la dissension au sein du conseil communal s’amplifie

Yao Hervé Kingbêwé
publié le May 27, 2017

Les élus communaux de Bohicon, ville du centre du Bénin, ne parlent plus le même langage depuis un bon moment. Et ce vendredi 26 mai, cette dissension qui prévaut au sein du conseil communal de la ‘’ville carrefour’’ a été mise au grand jour.

Luc Atrokpo, maire de la ville de Bohicon

« Le linge sale se lave en famille ». Cet adage africain, les conseillers communaux de la ville de Bohicon ne semble pas le connaître. Ce vendredi, au concours d’une séance de reddition de compte sur la gestion foncière et domaniale, les élus communaux ont en effet étalé leur divergence en public. A cette rencontre, le maire de la commune, Luc Atrokpo, n’était pas présent. Et c’est cette absence de la première autorité qui a été la première pompe de discorde entre les élus de la ville. Des conseillers, précisément les conseillers Elisabeth Agbossaga, Norbert Guédézounmè et Sylvestre Adognibo ont estimé que cette absence de l’édile de Bohicon à cette rencontre qu’il convoqué en tant qu’organe exécutif est un vice de forme. Mais ce qui a envenimé les choses, c’est le refus des deux adjoints au maire Atrokpo d’accorder la parole aux trois conseillers frondeurs au motif que ces derniers sont censés avoir pris part à la rédaction du document objet de la séance. Cette opposition à la prise de parole par ces conseillers a soulevé l’assistance. Cette justification sera balayée du revers de la main par le conseiller Sylvestre Adognibo. Selon l’élu communal, le groupe de frondeurs n’est nullement associé  la gestion des affaires à la mairie de Bohicon et donc à la rédaction du document. Mieux, la conseillère Agbossaga confie que le groupe des trois frondeurs n’a eu copie du document qu’à l’ouverture de la séance.

Il faut rappeler que la dissension est née au sein du conseil communal en octobre 2016. Elle est née suite à l’ouverture par le groupe des trois conseillers d’une procédure pour « faux en écriture publique » à l’encontre du maire Atrokpo. Ce dernier, on se rappelle, avait rejeté en bloc ces accusations.

 


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