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Boni Yayi professe la révolution numérique en Afrique

Lyse Akpo (Stag)
publié le 2 novembre 2018

Convaincu de l’importance du numérique dans le processus de développement de l’Afrique, l’ex-président du Bénin Thomas Boni Yayi, a décidé de se prononcer sur le sujet. Dans une publication sur sa page Facebook, l’ex-dirigeant béninois a identifié quatre niveaux pour réussir la révolution du numérique en Afrique. 

boni-yayi Boni Yayi, ex-président de la République du Bénin

«Nous sommes aujourd’hui à l’orée de la quatrième révolution industrielle et je pense que toutes les forces vives de l’Afrique doivent se mobiliser pour que nous ne rations pas ce nouveau tournant de l’histoire». C’est par ces propos que l’ex-président du Bénin, Thomas Boni Yayi expose son opinion sur la question du numérique en Afrique. Pour lui, l’Afrique a déjà raté les trois premières révolutions industrielles et «cela a accentué le retard de notre continent au niveau mondial». La première révolution était l’invention de la machine à vapeur et l’extraction massive de charbon,  la deuxième l’invention du moteur à explosion ainsi que l’arrivée de l’électricité, du gaz et du pétrole et la troisième révolution l’avènement du nucléaire et de l’électronique.

Sur sa page Facebook, l’homme politique estime que «la quatrième révolution que nous sommes sur le point de vivre est celle du numérique». Pour ne pas rater cette occasion de développement, il faudrait selon lui, une prise de conscience afin de «nous donner toutes les chances d’être acteur de cette révolution et non simplement de la subir».

L’ex-Chef d’Etat en se basant sur l’exemple de l’essor du «mobile money»  a montré que l’Afrique connait une extension au niveau des télécommunications. Cet essor est «un succès africain et inspire aujourd’hui des opérateurs internationaux de télécommunications qui se lancent dans le monde bancaire», explique-t-il. Cela, à en croire l’ex-président béninois, «démontre qu’en matière de technologie l’Afrique peut être en avance sur les autres continents».

Quatre leviers à actionner

Afin d’arriver à cette mutation numérique en Afrique, quatre niveaux sont nécessaires à explorer selon Boni Yayi. En premier lieu, il faudra «agir sur notre système éducatif» en procédant «à une refonte profonde de nos programmes scolaires pour y intégrer l’enseignement du numérique dans toutes ses formes».

Le second niveau d’action devrait se porter sur l’entreprenariat des jeunes. «Nous devons encourager et soutenir nos jeunes qui créent des sociétés, des startups dans le numérique, investir également dans les mécanismes qui permettront à nos jeunes les plus innovants de se concentrer sur l’innovation». La troisième action doit se concentrer sur «la transformation digitale de nos administrations afin d’améliorer leur productivité».  

«Enfin nous devons nous engager fortement pour l’accès à l’internet pour tous car l’internet est  une porte d’ouverture pour le développement du numérique en Afrique», pense l’ex-président Yayi.

 


  • ABDOULAYE Madjahidou
    il y a 3 mois

    Sacré Boni Yayi , le grand théoricien.