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Bénin-Anglais au primaire: un coup de chaud aux enseignants expérimentateurs

Gildas Salomon
publié le 11 décembre 2017

Décidé en conseil des ministres en sa session du Mercredi 02 août 2017, l’expérimentation de la langue anglaise dans quelques écoles primaires béninoises est entrée dans sa phase active. Sur le terrain, des enseignants à l’œuvre pour un aboutissement heureux de cette initiative, mais non pas sans difficultés.

ecoliers-benin Une salle de classe de CI à Cotonou

Il est 15heures à Abomey-Calavi, commune voisine de Cotonou, la capitale économique du Bénin. A l’Ecole primaire publique (EPP) Zoca la cloche vient de retentir. Au Cours d’Initiation (CI) du groupe A, des écoliers se bousculent à la vue de celui qu’ils appellent depuis peu « Teacher ». La trentaine, Augustin Atchè, est enseignant expérimentateur de la langue anglaise à l’école Wèkèhonou, Wèkègbo  et à Zoca au groupe A et B. Depuis le 18 septembre, date du démarrage de la rentrée scolaire 2017-2018, il s’évertue tous les après-midis à initier 55 écoliers à la langue de Shakespeare dans cette classe de CI/A. Au programme ce jour, les présentations, « greeting ». Alternativement, deux écoliers sous le regard bienveillant de l’enseignant s’avancent devant la classe pour se livrer à l’exercice de dialogue dans lequel ils se présentent. « Hello! My name is Mohamed and you ? », commence le premier.  « Hello! My name is Juliette », répond l’écolière. Atchè Augustin, l’enseignant expérimentateur s’estime déjà heureux du degré d’assimilation de ces enfants qui pourtant font leurs premiers pas dans la langue anglaise.  « A voir la réaction des enfants, je puis dire que tout avance bien et qu’ils sont motivés à apprendre la langue », confie-t-il. Satisfaction que partage  Hounkpatin Missimahou, enseignant expérimentateur dans les écoles primaires publiques Cadjehoun, les cocotiers, surpris en pleine séance à  l’EPP Houéyiho à Cotonou. Après la première situation d’apprentissage, il a déjà amorcé la deuxième portant sur les objets de classe « class object ». A l’en croire,  « les enfants suivent et travaillent bien. Et même certains s’expriment déjà en anglais ».

Ecoliers à l’œuvre, enseignant à l’œil

Tous les matins, de 8 heures à 9heures, Missimahou Hounkpatin passe remplir à l’école primaire publique de Cadjehoun sa mission d’enseignant expérimentateur. Dans l’exécution du programme, le Directeur Désiré Chodaton n’est jamais loin de Missimahou, l’encadreur. « Pour ce qui me concerne particulièrement, c’est le suivi. Je vais souvent le suivre pour voir comment se fait le transfert de compétence. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait ce lundi  afin de lui prodiguer les conseils nécessaires », renseigne le directeur. Manifestement, le chef des lieux tient beaucoup à la pédagogie qu’il considère comme une arme essentielle pour l’enseignant. « Enseigner est un art. Il y a une démarche à suivre puisqu’il s’agit ici de l’oralité », explique-t-il. Comme le directeur de l’EPP Cadjehoun,  Mme Guezo Marie-Josée, Directrice de l’Ecole Primaire Publique de Houéyiho a ses yeux rivés sur le travail de l'enseignant expér imentateur veille. « Régulièrement, je suis le cours avec l’encadreur pour me persuader du bon déroulement », a-t-elle confié.

Une mission, des hommes, sans moyens  

''Une mission, des hommes, des moyens''. A la mission d’enseignement de la langue anglaise au primaire, le gouvernement béninois semble malheureusement avoir recruté des enseignants expérimentateurs mais sans moyens.  Car à l’ombre des regards, des enseignants rompus à la tâche font les frais d’une décision gouvernementale encore (...) cliquez ici pour lire la suite dans notre magazine.


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