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Procès Metongnon et Faux médicaments-Négociations gouvernement- syndicats: 03 dossiers à suivre ce mardi au Bénin

Léonce Gamai
publié le 13 mars 2018

L’actualité de ce mardi 13 mars 2018 au Bénin sera particulièrement marquée par le début du procès des accusés de l’affaires CNSS, le délibéré du juge dans le dossier faux médicaments et la reprise des négociations entre le gouvernement et les organisations syndicales.

tribunal de cotonouL'entrée principale du tribunal de première instance de Cotonou

Les observateurs de l’actualité nationale auront les regards tournés vers deux endroits. Le tribunal de première instance de Cotonou et l’Infosec.

Affaire CNSS: le procès

Au tribunal, deux gros dossiers qui affectent l’actualité nationale seront à l’ordre du jour. Le premier est celui du procès CNSS-BIBE. Cette affaire de placement hasardeux de l’argent de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) à la Banque BIBE. Sont mis en cause, plusieurs responsables de la CNSS dont Laurent Metongnon, président du Conseil d’administration au moment des faits (avril 2014-octobre 2015). Il lui est reproché d’avoir autorisé le placement de 17,5 milliards de la Caisse dans une banque en faillite, contre la perception de commissions de 71 millions de Fcfa. Laurent Metongnon et ses co-accusés sont en détention provisoire depuis fin novembre 2017.

Pour comprendre: Bénin-Affaire CNSS: les reproches de Metongnon et ses co-accusés au juge Azo

Leur procès devant la chambre des flagrants délits n’a pas pu se tenir jusque-là. Les avocats de Laurent Metongnon, qui dénoncent un « procès politique » avaient introduit une demande de récusation du juge en charge du dossier. Leur requête a été rejetée par la Cour constitutionnelle. Leader syndical, Laurent Metongnon est l’une des figures de proue du Front pour le Sursaut Patriotique (FSP), un regroupement politico-syndical qui anime l’opposition au régime Talon. D’ailleurs, sa libération fait partie des revendications des principales organisations syndicales du pays, en grève depuis début janvier 2018.

Affaire faux médicaments: le jour du délibéré

L’affaire de faux médicaments est le deuxième gros dossier à l’ordre du jour au tribunal de première instance de Cotonou. C’est une affaire qui secoue l’univers pharmaceutique béninois. Pour rappel, dans le cadre de la lutte contre les faux médicaments enclenchée par les autorités béninoises, des responsables de plusieurs sociétés de grossistes répartiteurs ont été interpellés par la justice. Ce sont Gapo, Ubipharm, Came, Ubephar, Promopharma et autres, toutes des fournisseurs des pharmacies.

A (re)lire: Rencontre Talon-Macron: l’affaire de faux médicaments s’invite dans les discussions

Le procureur leur reproche de s’approvisionner chez le député Atao Hinnouho, présenté comme un des grands trafiquants de faux médicaments au Bénin. Le ministère public accuse ses sociétés d’avoir mis en danger les consommateurs et violé la législation béninoise en matière de commercialisation de produits pharmaceutiques. Tous placés sous mandat de dépôt, ils ont comparu mardi 06 mars 2018 à une audience de flagrant délit. Le procureur a requis contre chacun d’eux une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme et une amende de 50 millions de Fcfa. Le juge rend son verdict ce mardi 13 mars.

Fronde sociale: la rencontre décisive!

A l’Infosec, se joue l’issue de la fronde sociale et plus encore l’avenir de l’année académique 2017-2018. A l’appel des centrales et confédérations syndicales, plusieurs secteurs de la fonction publique sont paralysés depuis début janvier 2018. La grève générale touche des secteurs comme la santé, l’éducation et l’administration publique. Suspendues, les négociations entre le gouvernement et les représentants des travailleurs reprennent ce mardi. Lors d’une conférence de presse vendredi 09 mars, la ministre de la fonction publique, Adidjatou Mathys a annoncé que le gouvernement était prêt à accéder à plusieurs revendications des organisations syndicales.

Adidjatou Mathys: «le gouvernement va signer 06 arrêtés d’application du statut des enseignants»

Mais le véritable point d’achoppement des discussions de ce jour sera la rétrocession des défalcations sur salaires. Le gouvernement a procédé à des défalcations sur les salaires du mois de février des travailleurs pour fait de grève. Les syndicats conditionnement la reprise  du dialogue par la rétrocession des sommes défalquées.

 

 


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