SECURITE HUMAINE 3 Commentaires

Prostitution au Niger: ces gamines dans le commerce du sexe à Agadez (2/11)

Aïr Info Agadez
publié le 25 janvier 2019

Dans le cadre du dossier thématique qu'il réalise avec dix autres médias en ligne en Afrique francophone dans le cadre du projet NAILA sur la prostitution juvénile, Banouto vous envoie à Agadez, nord-Niger, notamment dans l'univers du commerce du sexe où des gamines sont de plus en plus nombreuses. Lire le reportage proposé par le site nigérien Aïr Info Agadez. 

prostituee Une prostituée

De plus en plus, la dépravation des mœurs gagne de terrain à Agadez. Des filles à peines sorties des langes de l’enfance s’adonnent à la prostitution. Rien ne les arrête. Ni la peur des maladies. Ni l’offense à la morale. Comment expliquer cette situation ?  Que faire pour y remédier ? Reportage

Samedi soir à Agadez. Par petits groupes, des jeunes de tous âges convergent vers le centre-ville. Tous répondent à l’invitation du tonitruant orchestre « Mazan Daga de l’Aïr ». Devant la salle du spectacle, des groupes de jeunes se bousculent. De l’autre côté, une grande terrasse les attend. A l’intérieur, des scènes obscènes s’y passent. Des voix cassées reprennent en chœur des refrains de l’orchestre. Le chanteur, dès qu’il cite un nom, il est soudain arrosé de billets de banque. L’intéressé lui manifeste ainsi sa générosité. Des fois, des cris de joie dominent les rythmes endiablés que crachent les baffles. Un peu plus loin, des volutes de fumée se mêlent à l’odeur de l’alcool ambiant. Sur la piste des couples s’enlacent. Des mains se cherchent. Se trouvent. Des corps frêles se trémoussent en narguant des compagnons bourrés de bière pour certainement masquer l’odeur insidieuse de la marijuana.

Malgré le froid cinglant, des fillettes à peine vêtues courent dans tous les sens, laissant échapper malencontreusement leur bouteille de bière presque vide. Une technique peut-être pour se faire payer une autre.

Ces fillettes n’ont aucune pudeur. Elles croquent leur âge à belles dents. Heureuses de vivre sous le voile de la nuit, telle des chauves-souris. La majorité d’entre elles ont entre 13 et 15 ans. Pire, analphabètes pour la plupart ou très tôt chassées de l’école. « Certaines ont déjà contracté une grossesse non désirée et abandonné l’enfant à l’amour des grands-parents », explique Issaka, un jeune taxi-moto qui dépense sa recette de la journée tout en se « rinçant » les yeux... Cliquez ici pour lire la suite du réportage.


  • Fanna
    il y a 5 mois

    Je ne reconnais vraiment pas mon pays

  • Raouf
    il y a 5 mois

    Moi aussi

  • Che
    il y a 5 mois

    Libere le du CFA FranNazi, au lieux de pleurer