SECURITE HUMAINE 1 Commentaire

Bénin-espionnage à domicile : un jeune pris en filature d’un couple de Camerounais

Olivier Ribouis
publié le 11 février 2019

Dans la matinée du vendredi 08 février, un jeune homme en filature près de la maison d’une famille de Camerounais vivant au Bénin a été arrêté et déposé au commissariat à Abomey-Calavi.

police-republicaine Police républicaine du Bénin

« Ça prend une propension anormale » !. C’est avec crainte que Jean-Victor Eyoum Bamba, un Camerounais vivant au Bénin s’est confié à Banouto samedi 09 février. La veille, près de la maison en construction de son épouse sise   à Zopah Arconville dans la  commune d’Abomey-Calavi, un jeune homme a été pris en filature. L’agent espion a été arrêté avec le concours d’un voisin qui a aperçu ses mouvements suspects autour de la maison de dame Marie-Claire Mengue, l’épouse de Jean-Victor. Confié à la police le jeune homme arrêté ne serait pas à son premier jour de guet autour de la maison gardée par un vigile. Dans un carnet retrouvé avec lui au moment de son arrestation, on pouvait lire qu’il était sur les lieux jeudi 07 février. « Ce7/02/19, 13h 20, mon arrivée sur le site. Les faits remarqués, aucun. 19h03, mon départ pour la maison ». Lit-on d’abord. Ensuite, y est mentionné : « Ce 08/02/19, 06h49, mon arrivée sur le site. Les faits remarqués ». Il n’aura pas eu le temps de noter ses observations du jour avant d’être arrêté.

Une affaire d’intimidation

Confié à la police, le jeune espion devrait être présenté au procureur. Mais, en attendant de savoir qui l’a commis à cette surveillance à des fins encore inconnues, le couple de Camerounais vivant au Bénin pense que ce n’est pas un acte isolé. Selon Jean-Victor, ceci est relié à une affaire pendante devant la justice. Fonctionnaire dans une grosse entreprise de la place où il a été victime d’"un licenciement abusif", Jean-Victor habitant dans une maison de l’entreprise au quartier Jacques à Cotonou, réclame à ses ex-employeurs des droits de réinstallation qui lui sont dus en raison de son statut d’expatrié.

Dans cette affaire qui dure depuis 2016, le couple se plaint de violation à domicile et d’insécurité. « Nous sommes soumis à une pression à quitter le pays… je dois aussi dire que nous recevons des appels sous anonymat. On nous intimide de toutes les manières. Face à cette situation, je m’abstiens de sortir la nuit. Sur mon chantier, tout comme à domicile, nous sommes surveillés de jour comme de nuit », a signalé Marie-Claire Eyoum Bamba, dans une plainte adressée au Directeur de la police nationale à Cotonou le 15 janvier 2016.  

Inquiet pour leur vie, Jean-Victor a confié que ses ex-patrons qui ont des « bras longs », menacent et disent qu’«ils vont dépenser tout leur argent et avec les frères maçons, je ne m’en sortirais jamais ».


  • abou le beninois bamogo
    il y a 4 jours

    vraiment ces sérieux il va falloir que la police voi claire dans cette dossier