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Bénin : les chefs de département appelés à bafouer l’instruction du ministère de l’Enseignement Supérieur

Olivier Ribouis
publié le 14 février 2019

Pour l’Intersyndicale des Universités nationales du Bénin, « il est inutile d’instruire les chefs de département à produire la liste des cours non assurés »  dans la matinée du 31 janvier où les enseignants ont observé un sit-in à leur ministère de tutelle.

universites-benin-sit-in Les enseignants d'universités publiques du Bénin

Les enseignants des universités publiques ont réagi à la menace de sanction qui plane sur eux après leur sit-in contre la nomination des chefs des départements et instituts universitaires par le gouvernement. L’intersyndicale des Universités nationales du Bénin demande aux chefs de département de désobéir à l’instruction du cabinet du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) qui réclame un point « des cours non assurés »  dans la matinée du 31 janvier où les enseignants ont observé un sit-in.

« L’intersyndicale invite les chefs d’entité à simplement constater que la grande masse des enseignants étaient au sit-in pendant la période indiquée et les salles de cours inaccessibles à cause des mouvements organisés par les étudiants sur les campus. En conséquence, il est inutile d’instruire les chefs de département à produire la liste des cours non assurés dans cette matinée du 31 janvier », a réagi le syndicat des enseignants du supérieur dans un communiqué parvenu à Banouto.

En prélude au mouvement de protestation, rappelle l’Intersyndicale, le ministère a été tenu informé. « L’Assemblée générale des enseignants du Supérieur, tenue le 23 janvier, a décidé la tenue d’un sit-in dans l’enceinte du MESRS le 31 janvier entre 10h et 12h. Un courrier a été adressé le 28 janvier à la MESRS précisant le déroulement de cette manifestation », indique le communiqué.

L’Intersyndicale n’entend pas fléchir face à la menace de sanction et «  appelle toute la communauté universitaire à la vigilance, à la mobilisation et à l’union face à la crise qui secoue les UNB depuis la regrettable décision de suspension des élections des chefs d’établissement depuis plus de 4 mois ».


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